Retrouvez ici une sélection d'articles sur les actualités liées à la santé en Suisse et à l'étranger: médecine, recherche, prévention, politique, économie, patients. Tous les sujets sont traités et repérés par des journalistes spécialisés.


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Des antibiotiques courants, les fluoroquinolones, augmentent le risque de lésion nerveuse

Pixabay / Qimono

Une étude britannique, révélée dans Jama Neurology, montre que les fluoroquinolones, antibiotiques indiqués pour combattre des infections bactériennes, semblent augmenter le risque de neuropathie périphérique de 47%. Cette forme grave et potentiellement permanente de lésions nerveuses entraîne notamment des engourdissements, des douleurs et des problèmes d’équilibre. Le risque augmente selon le sexe (les hommes sont plus à risque), l’âge et la durée de traitement et reste plus conséquent que la normale jusqu'à six mois après la prescription du médicament.

Pourquoi c’est important. La neuropathie périphérique était déjà identifiée comme effet secondaire potentiel du traitement par les fluoroquinolones, mais aucune étude ne permettait jusqu’à présent de quantifier précisément ce risque et la façon dont il varie d’un patient à l’autre. Cette étude inédite, mise en lumière par Neuroscience News, pourrait permettre une meilleure gestion de ces antibiotiques. En Suisse, les fluoroquinolones sont soumises à des restrictions importantes, ils ne doivent notamment pas être utilisés en traitement de première intention des infections non compliquées.

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À lire sur Neuroscience News

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Covid-19: pourquoi le nombre de cas bondit soudainement en Chine

En orange, la courbe du nombre de cas de Covid-19 en Chine. | Capture d'écran du site de l'Université John Hopkins

Entre le 12 et le 13 février, 14’840 nouveaux cas de Covid-19 ont été annoncés par les autorités chinoises, portant le bilan du pays à près de 60’000 infections confirmées. Hors de Chine, 565 personnes sont infectées, dont une bonne partie (218) sur le seul navire Diamond Princess, en quarantaine dans le port de Yokohama au Japon. Jeudi 13 février, les autorités du Hubei ont annoncé avoir ouvert les critères de diagnostic, ce qui explique cette hausse.

Pourquoi on vous en parle. En début de semaine, la Chine et l’OMS se réjouissaient de voir le nombre de nouveaux cas diminuer. Ce qui faisait dire à certains experts que l’on s’approchait peut-être du pic épidémique. La décision de modifier les critères diagnostiques fait suite à une reprise en main du pouvoir central. Pékin vient de limoger les officiels aux manettes à Wuhan et dans la province du Hubei.

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Un implant cérébral a permis à une aveugle de voir pendant six mois

Bernadeta Gomez | MIT Tech Review, Russ Juskalian

Grâce à une caméra reliée à un ordinateur qui transforme la vidéo en signaux électriques lisibles par un implant cérébral, Bernadeta Gomez, aveugle depuis seize ans, a pu voir pendant une demie année un monde en basse résolution, jusqu’à ce que son système immunitaire cicatrise autour de l’implant. Une prolongation de la durée d'utilisation est à l’étude.

Pourquoi c’est étonnant. L’implant placé dans le cerveau a permis à Bernadeta Gomez de distinguer des lettres, des formes imprimées sur papier ainsi que des personnes qui l’entouraient. Un nouveau défi s’impose pour Eduardo Fernandez, directeur de la neuro-ingénierie à l'université de Miguel Hernandez, à Elche en Espagne, à l’origine du projet. Celui qui souhaite rendre la vue aux 36 millions d’aveugles dans le monde espère être capable de rallonger la durée d’utilisation de l’implant, d’abord entre deux à trois ans, et à terme de proposer une utilisation longue de dix ans.

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Usbek et Rica

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Les Suisses confinés sur le «Diamond Princess» vont bien

Le bateau de croisière est en quarantaine dans le port de Yokohama, Japon. | Keystone / Eugene Hoshiko

Le 6 février, le département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a confirmé que deux Suisses se trouvaient à bord du bateau de croisière Diamond Princess, mis en quarantaine dans le port de Yokohama. Contacté ce 12 février, le DFAE donne des nouvelles rassurantes par la voix de sa porte-parole Noémie Charton: «Les deux ressortissants suisses qui se trouvent sur le navire sont toujours en bonne santé. Le DFAE est en contact régulier avec eux.»

Pourquoi on en parle. Le gouvernement japonais a annoncé ce matin que le nombre de personnes infectées sur le navire de croisière est passé à 174 personnes. Les deux personnes de nationalité suisse ne sont pas touchées, mais continue leur quarantaine.

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Un foyer de grippe aviaire en Europe de l’Est inquiète la Suisse

Les premiers cas ont été observés dans des exploitations de dindes en Pologne. | Pixabay / Alexas_Fotos

Depuis le 31 janvier 2019, plusieurs cas de grippe aviaire hautement pathogène H5N8 ont été diagnostiqués dans des exploitations de volaille et sur des oiseaux sauvages en Europe de l’Est et en Allemagne. Afin d’éviter toute propagation dans les élevages, l’Union européenne a pris une série de mesures, également adoptées par la Confédération. Bonnes nouvelles cependant: selon les connaissances actuelles, le virus H5N8 n’est pas transmissible à l’humain, ni à d’autres espèces animales que celles des oiseaux et son risque de propagation devrait redescendre dans les prochaines semaines.

Pourquoi on vous en parle. Parmi les mesures prises figure notamment l’interdiction d’importer de la volaille vivante en provenance des zones de protection et de surveillance instaurées autour des exploitations touchées. La viande de volaille provenant de ces zones ne peut être importées que si elle subit un traitement thermique spécifique. Par ailleurs, la population est priée de signaler tout oiseau d’eau ou rapace retrouvé mort ou malade à un garde-chasse ou au service vétérinaire compétant.

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Un robot pour améliorer la chirurgie suite au cancer du sein

Le robot de micro-chirurgie utilisé par l'Université de Maastricht. | MicroSure

Des médecins néerlandais du Centre médical de l’Université de Maastricht ont utilisé un robot pour réaliser une opération sur des patients atteinte de lymphœdème, une complication courante de la chirurgie du cancer du sein, rapporte le Guardian. Le dispositif permet de stabiliser le geste des chirurgiens pour cette intervention, qui demande une très grande précision et consiste à dévier des vaisseaux lymphatiques parfois fins de 0,3 millimètres pour les connecter à des vaisseaux sanguins. Ces travaux ont été publiés dans Nature Communications.

Pourquoi c’est intéressant. Le lymphœdème lié au cancer du sein touche environ un tiers des patientes qui ont été opérées de ce cancer. La pathologie, qui se traduit par un gonflement du bras, peut survenir lorsque le médecin retire des ganglions lymphatiques de l’aisselle, par exemple pour préciser si la maladie progresse. Dans certains cas, cela entraîne un blocage de la circulation de la lymphe.

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Lire l'article du Guardian

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«Dire qu'on est ménopausée, c'est être bonne pour la casse»

Les bouffées de chaleur, un des symptômes de la ménopause. | Shutterstock

Avec Ménopausées, Blandine Grosjean, journaliste et productrice éditoriale de Invitation au Voyage sur Arte, signe un documentaire dont le but est de briser le tabou entourant ce passage commun à toutes les femmes. Les témoignages récoltés soulignent le manque d’informations sur le sujet et l’impact psychologique, sexuel, familial, professionnel de la ménopause. Le documentaire a été diffusé mercredi 12 février sur RTS1 (disponible pour visionnage sur le site durant 29 jours après la date de diffusion).

Pourquoi on en parle. La ménopause n’est pas une maladie. Il s’agit d’un phénomène naturel chez les femmes vers la cinquantaine et se caractérise par un arrêt plus ou moins progressif ou brutal des sécrétions hormonales par les ovaires. Cela signe la fin des règles et de l’ovulation. Les symptômes qui accompagnent ce phénomène varient, mais pour toutes, la ménopause correspond à l’entrée dans la vieillesse. Avec des conséquences psychologiques très variables. Témoignages.

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Covid-19: pourquoi mettre un masque de protection à son chien relève de la psychose

Les animaux domestiques peuvent-ils être infectés et transmettre Covid-19 aux humains de leur entourage ? Cela est peu probable répond le journaliste Benoît Zagdoun sur franceinfo. Bien que le risque existe, il est faible, car le franchissement de la barrière entre les espèces nécessite une succession de conditions particulières et rares. Les humains et les animaux domestiques ne souffrent généralement pas des mêmes maladies virales et bien qu’il existe certains coronavirus chez les chiens et les chats, jusqu’à aujourd’hui, ils n’infectaient pas les humains. Pour l’heure, aucun cas n’a été découvert chez un animal domestique.

Pourquoi on vous en parle. L’OMS a annoncé que rien ne prouvait que les animaux de compagnie puissent être infectés par le nouveau coronavirus. Une information qui mérite d’être connue à l’heure où les images de chiens portant des masques de protection circulent en masse sur les réseaux sociaux et que les rumeurs sur les animaux domestiques abattus en pleine rue, de peur qu’ils ne transmettent le virus, s’accumulent.

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À lire sur Franceinfo

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Covid-19: le nouveau coronavirus a enfin son nom définitif

Fini le surnom provisoire, peu euphonique et fourre-tout, de 2019-nCoV. L’infection à nouveau coronavirus possède désormais un nom officiel et définitif, a annoncé le Dr Tedros Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, en conférence de presse aujourd’hui 11 février 2020. Ce sera: Covid-19.

Prononcé /kovid/, le nouveau label dérive de «COrona VIrus Disease», soit «maladie à coronavirus» dans la langue de Shakespeare. Ce modèle terminologique a d’ailleurs vocation à être employé pour toutes les futures épidémies de coronavirus.

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Coronavirus transmis par les selles, doutes sur les tests... Le bilan chinois est-il sous-estimé?

Agents de santé en tenue de protection médicale dans une rue de Hong Kong, le 11 février 2020. | Keystone / Kin Cheung

La progression éclair de l’épidémie de nouveau coronavirus en Chine donne lieu à de nombreuses interrogations, et pas seulement au sein de la population. Des retours de médecins chinois font état d’une difficulté potentielle à détecter les cas d’infection et de possibles voies de transmission atypiques, via les selles. Heidi.news fait le point sur les hypothèses de travail, alors que la mortalité en Chine a dépassé celle du Sras en 2002-2003.

Pourquoi c’est important. Dans sa communication du samedi 8 février, l’OMS perçoit une décrue dans le nombre de nouveaux cas, qui pourrait indiquer que le pic épidémique est passé. Des espoirs vite douchés: dans la journée de dimanche, 3062 nouveaux cas ont été rapportés par la Chine, contre 2656 la veille. Une bonne compréhension des processus de transmission et de leur dynamique reste indispensable pour espérer endiguer l’épidémie.

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Coronavirus: la quarantaine d'un enfant à Neuchâtel met en lumière les stratégies cantonales

À l’heure où un enfant de 10 ans a été placé en quarantaine à domicile dans le canton de Neuchâtel, Heidi.news vous propose un tour d’horizon des plans d’attaque en matière de lutte contre le coronavirus des cantons romands sans hôpitaux universitaires. Des stratégies ont été mises en place afin de permettre une gestion efficace du virus et d’éviter tous risques de propagation. Fribourg, Jura, Neuchâtel et le Valais ont désigné des sites de référence.

Pourquoi on en parle. La prise en charge de patients atteints de 2019-nCoV est proche de celle mise en place pour une grippe sévère. Tous les cantons romands pourraient donc être amenés à prendre en charge un patient infecté au sein de leur hôpital de référence. Afin de construire une action coordonnée et efficace, les médecins cantonaux et l’OFSP tiennent deux conférences téléphoniques hebdomadaires. Les médecins cantonaux ont également l’appui d’une coordinatrice romande des maladies transmissibles.

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Coronavirus: le forum de l’OMS tentera d'établir les priorités scientifiques au niveau mondial

Keystone

L’OMS organise un forum mondial destiné à accélérer la recherche au niveau mondial afin de trouver des traitements et des vaccins contre la maladie responsable de plus de mille morts en Chine.

Les détails. «Il est essentiel d'exploiter le pouvoir de la science pour maîtriser cette épidémie», a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS. Afin d'accélérer l'information scientifique et la production de produits médicaux pour minimiser l'impact de l'épidémie de 2019-nCoV, l’OMS va réunir des scientifiques de premier plan, ainsi que des agences de santé publique, des ministères de la santé. La réunion devrait déboucher sur un programme de recherche mondial pour le nouveau coronavirus.

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Wolrd Health Organization

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Comment le cannabis enfume nos souvenirs

Fractale à partir d'une feuille de cannabis (image d'illustration) | Creative Commons

Les faux souvenirs sont un phénomène psychologique qui se produit lorsqu’une personne croit se souvenir d’un événement qui n’a jamais eu lieu. Le cannabis favoriserait leur survenue, selon un essai clinique paru dans PNAS. Selon ses conclusions, la consommation aigüe de THC perturbe la mémoire de ses consommateurs, en les rendant plus sensibles à la suggestion.

Pourquoi c’est intéressant. Le cannabis est un produit stupéfiant très courant. Or, sa consommation par des témoins ou des auteurs de délits (voire de crimes) complique le travail d’enquête policière. Comprendre précisément ses effets, à court et long terme, peut aider à établir des méthodes d’interrogatoires plus efficaces, capables de réduire les risques de faux-souvenirs.

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L’Anglais qui a transmis le coronavirus en Haute-Savoie a transité par Genève

Keystone / Martial Trezzini

Le patient britannique qui a transmis le nouveau coronavirus à cinq compatriotes dans un chalet des Contamines-Montjoie (Haute-Savoie), a transité par l’aéroport de Genève, rapporte La Tribune de Genève. Par deux fois: le 24 janvier dernier, à l’atterrissage d’un vol depuis Londres, et au retour de son séjour en France, le 28 janvier, pour un vol EasyJet à destination de la capitale britannique.

Pourquoi on vous en parle. La Suisse n’a pas encore identifié de cas sur son sol, mais les autorités sanitaires sont aux aguets. On ignore encore si Genève n’a servi que de lieu de transit au patient anglais (c’est le plus probable) ou s’il a eu des contacts plus poussés sur le territoire suisse. Le risque de contamination est très faible en-dehors de tout contact rapproché.

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À lire dans La Tribune de Genève

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L’épopée médicale romande qui a permis aux personnes sourdes de sortir du silence

Apprendre à décrypter les sons et à parler demandent plusieurs années de travail aux enfants. | HUG

Cette année, le Centre universitaire romand d’implants cochléaires (CURIC) souffle ses 25 bougies. Le CURIC a participé au développement d’une technique qui a permis de rendre l’ouïe à quelque 800'000 patients dans le monde. Aujourd’hui, la structure hautement spécialisée, basée aux HUG et partenaire du CHUV, a effectué plus de 400 poses d’implants cochléaires et poursuit son activité de recherche de pointe. Reportage au cœur d’une aventure humaine et scientifique.

PREMIER VOLET – C’était en avril 1985. L’hôpital cantonal de Genève réalisait une prouesse médicale en posant un implant cochléaire multicanal à une jeune patiente à titre expérimental. Dix ans plus tard, le CURIC a été créé afin de favoriser la pratique clinique de la pose d’implants et la poursuite des recherches. Depuis, la cité de Calvin est restée à la pointe de ce domaine spécialisé où médecins ORL, ingénieurs, physiciens et logopédistes travaillent de concert.

Pourquoi on vous en parle. L’implant cochléaire a été la première prothèse nerveuse à remplacer un organe sensoriel déficient avec succès. À l’aide d’un microphone, d’un processeur transformant les sons en code et de plusieurs électrodes placées dans l’oreille interne, l’implant permet de capter les sons et de les transmettre directement aux fibres du nerf auditif. La prothèse et le travail d’apprentissage associé permettent aux enfants atteints de surdité précoce ou nés sourds de comprendre la parole et de développer, après quelques années de travail, le même langage oral que les enfants normoentendants de leur âge.