Retrouvez ici une sélection d'articles sur les actualités liées à la santé en Suisse et à l'étranger: médecine, recherche, prévention, politique, économie, patients. Tous les sujets sont traités et repérés par des journalistes spécialisés.


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La Suisse consacre 12,2% de son PIB aux dépenses de santé

L’OCDE publie ce 7 novembre son Panorama de la santé 2019. Selon les prévisions, les dépenses de santé dépasseront la croissance du PIB au cours des quinze prochaines années dans presque tous les pays de l’organisation. Celles-ci devraient croître annuellement de 2,7% (en moyenne) dans la zone OCDE. Les dépenses de santé devraient ainsi peser 10,2% du PIB d’ici 2030, contre 8,8% en 2018.

En 2018, ce sont les États-Unis qui ont dépensé le plus en soins avec 16,9% de leur PIB, suivis de la Suisse avec 12,2% de son PIB. Viennent ensuite l’Allemagne, la France et le Japon, qui consacrent à la santé environ 11% de leurs PIB respectifs.

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Face à la pénurie de docteurs, le Ghana se tourne vers la télémédecine

Image d'illustration. | Pixabay / StockSnap

Avec un docteur pour 8437 personnes et un infirmier pour 627 habitants (en 2017), le Ghana a décidé de s’appuyer sur la télémédecine pour répondre à la demande croissante des patients. Bima, société d’assurance suédoise, a ouvert en 2015 des centres d’appels où 29 docteurs et 19 infirmiers font 350 consultations téléphoniques par jour.

Pourquoi on vous en parle. Le Ghana souffre d’une pénurie grave de personnel soignant, alors que l’immense majorité de la population (30 millions d’habitants dans ce pays) dispose d’un téléphone portable. La télémédecine y est devenue un marché qui attire: la fondation Novartis y a lancé un centre pilote dès 2011. Face au succès de ces dispositifs, le ministère de la santé ghanéen désire généraliser la couverture à l’ensemble du pays.

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À lire sur Le Monde Afrique

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Test du premier implant cérébral contre l’addiction aux opioïdes

Image d'illustration. | Pixabay / Gordon Johnson

Problème de santé publique majeur aux États-Unis, la dépendance aux opioïdes peine à trouver un remède efficace. Une nouvelle technologie d’implantation d’électrodes dans le cerveau pourrait réduire, voire éliminer cette forme de toxicomanie.

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Tech Crunch

| | radar

Comment l’âme humaine survit aux atrocités?

(Adam Ferguson/NY Times)

La violence engendre des traumatismes qui engendrent de la violence. Cette terrible ritournelle, qui la connaît mieux que les récentes victimes de la guerre? En Irak, on estime qu’une personne sur cinq souffre de troubles mentaux. 56% rapportent des symptômes de stress post-traumatique et 60% sont victimes de dépressions, soit plus du double qu’en Occident. Ces traumas qui mènent à la violence et au suicide trouvent un écho glaçant dans ce format texte et photos en noir et blanc du New York Times Magazine.

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New York Times Magazine

| | hd

De #balanceTonPorc à #balanceTonMedecin, une dérive aussi blessante qu'inutile

Bonjour à toutes et tous, et bienvenue sur votre Flux Santé. J’ai le plaisir de vous accompagner pour cette nouvelle journée d’actualités médicales et de santé en général. N’hésitez pas à nous écrire si vous avez des questions et des remarques à cette adresse: sante@heidi.news.

Aujourd’hui, nous allons vous parler d’un nouveau # apparu dimanche 3 novembre sur Twitter. Il s’appelle #BalanceTonMedecin. Le réseau social s’est enflammé très rapidement et ce # est devenu populaire en quelques heures seulement. Face à l’avalanche de commentaires assassins et insultants, la ministre française de la santé, Agnès Buzyn, a dénoncé une initiative «inutilement blessante». On fait le point sur le sujet.

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Le cannabis sera-t-il le prochain or vert africain?

(Pixabay)

Alors que le Maroc est le premier producteur de résine de cannabis au monde, les pays d’Afrique australe pourraient bientôt se mettre à la production de marijuana. Encore illégale dans de nombreux pays, sa culture à des fins médicinales promet l’ouverture de nouveaux marchés légaux. Le Lesotho, le Zimbabwe et l’Afrique du Sud en sont pionniers. A l’échelle du continent, ce nouveau marché pourrait représenter 7,1 milliards de dollars en 2023.

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Jeune Afrique

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| | chronique

L’intelligence artificielle est-elle un loup pour l’homme?

«La machine est-elle au service de l’homme ou l’homme au service de la machine?» Cette question de Thomas Schlag, professeur de théologie à l’Université de Zürich, était au cœur de l’Artificial Intelligence Geneva Summit qui avait lieu ce mercredi 6 novembre au Campus Biotech et dont Heidi.news était partenaire.

L’intitulé de l’après-midi était intriguant: «Du corps et de l’âme: médecine et religion à l’aune de l’intelligence artificielle». On y a croisé l’historien des religions Odon Vallet, le spécialiste de rhétorique byzantine Grégoire Sommer, le neuroscientifique Grégoire Courtine et le fameux réalisateur lausannois Jean-Stéphane Bron qui était là avec son équipe pour filmer son prochain documentaire sur le cerveau, «Brain stories».

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Votre cerveau a été piraté

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«Concerto», l'application pour patients des HUG est lancée

«Concerto», l’application pour tablette des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) est en ligne. Destinée aux patients de certains services de l’hôpital, elle est censée améliorer les interactions des personnes hospitalisées avec le personnel soignant.

Le but est de rendre les patients «acteurs» de leur séjour. Les différentes fonctionnalités de l’application leur permettent d’être mieux informés sur leur maladie et sur l’agenda de soins, de mieux connaître le personnel qui va s’occuper d’eux, d’obtenir des informations sur leur maladie et de pouvoir lister les questions qu’ils souhaitent poser aux médecins, notamment.

| | news

Le ministre britannique de la santé veut séquencer le génome de chacun à la naissance

Image d'illustration. | Pixabay / Pete Linforth

Séquençage pour tous. C’est le souhait du ministre britannique de la santé, Matt Hancock, qui l’a annoncé lundi 4 novembre lors de la conférence Genomics England à Londres, d’après le Telegraph. Pas de projet concret en prévision, mais une volonté affichée de séquencer à terme le génome de tous les habitants du pays, à l’occasion du prélèvement sanguin utilisé en routine à la naissance pour dépister certaines maladies ciblées.

Pourquoi on vous en parle. Le National Health System (NHS) a déjà annoncé sa volonté de séquencer le génome complet de tous les enfants diagnostiqués avec un cancer d’ici fin 2019, et de constituer au plus vite une biobanque de 100'000 génomes issus de patients volontaires (le recrutement est terminé). Avec son système hospitalier très centralisé et son volontarisme en la matière, le Royaume-Uni se positionne comme un pays leader dans la médecine de précision.

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À lire sur The Telegraph

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Revivez l’Artificial Intelligence Geneva Summit

Ce mercredi 6 novembre, l’Artificial Intelligence Geneva Summit est revenu au Campus Biotech de Genève pour une nouvelle édition placée sous le signe de la santé et de la religion. Heidi.news était partenaire de l’événement.

On y a croisé l’historien des religions Odon Vallet, le chercheur en robotique Nathanaël Jarrassé ainsi que Nicolas Bourdillon, responsable de la recherche de la start-up Be.Care spécialisée dans la médecine prédictive. Le neuroscientifique Grégoire Courtine y a également évoqué ses travaux pour faire marcher les personnes tétraplégiques. Il nous en a parlé dans sa newsletter spéciale du matin à lire ici.

| | news

Les médecins de famille liés à l’industrie ont la main plus lourde pour prescrire

Une pluie de médicaments. | Pixabay / qimono

Les médecins qui ne reçoivent pas d’avantages de l’industrie pharmaceutique tendent à prescrire avec moins de prodigalité. C’est la conclusion d’une vaste étude conduite par l’université de Rennes sur plus de 40’000 médecins généralistes français, publiée dans le British Medical Journal et relayée par Le Monde. Par rapport aux médecins en lien financier avec l’industrie, les médecins entièrement indépendants ont adopté des prescriptions moins coûteuses, et limité l’usage de certains médicaments controversés pour leur usage excessif (vasodilatateurs, benzodiazépines, sartans).

Pourquoi c’est intéressant. Ces dernières années ont vu une prise de conscience croissante de l’influence de l’industrie pharmaceutique, au fil de scandales sanitaires comme celui du Médiator en France ou des opioïdes en Amérique du nord. Nombreuses sont les études à témoigner d’un lien statistique (la causalité restant difficile à démontrer) entre les liens d’intérêts avec l’industrie et les pratiques des médecins. Depuis 2012, tous les praticiens français doivent déclarer sur une base de données publique l’ensemble des avantages, financiers ou en nature, qu’ils perçoivent de l’industrie. C’est sur ces données que se fonde l’étude de Rennes.

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À lire sur Le Monde

| | opinion

Est-il possible de produire du foie gras éthique?

Nous avons mandaté notre experte Chloé Laubu, docteure en biologie du comportement animal, pour savoir s'il est possible de manger du foie gras avec l'esprit tranquille...

«Est-il possible de produire du foie gras sans faire souffrir oies et canards?» C’est la question que m’a posée Heidi.news la semaine dernière à la suite de l’interdiction du foie gras à New York. Cette décision fait suite à celle de l’État de Californie, le foie gras étant déjà interdit dans plusieurs pays d’Europe et en Australie.

Pourquoi c’est important. C’est un sujet qui divise et peut rapidement échauffer les esprits au moment des fêtes de fin d‘année: entre les traditionnels qui ne peuvent pas envisager un repas de Noël sans, et ceux qui, à l’inverse, ne comprennent pas que l’on puisse prendre du plaisir à en manger en sachant comment il est fabriqué. Le débat fait rage, et de manière de plus en plus marquée.

| | hd

Au menu de votre Flux santé aujourd'hui: IA et foie gras éthique

Bonjour à toutes et tous, et bienvenue sur votre Flux Santé. C’est moi qui aurai le plaisir de vous accompagner aujourd'hui. En cas de questions ou de remarques, n’hésitez pas à nous écrire à notre adresse: sante@heidi.news.

Cet après-midi se tiendra l’Artificial Intelligence Geneva Summit, sur le thème «Du corps et de l’âme: médecine et religion à l’aune de l’intelligence artificielle». Intriguant, non? Nous y serons pour glaner les idées intéressantes qui ne manqueront pas d’y être abordées, et vous pourrez suivre la teneur des débats via notre fil Twitter. Nous en avons d’ailleurs profité pour rencontrer le neuroscientifique Grégoire Courtine, venu évoquer ses travaux pour faire marcher les personnes tétraplégiques, et lui demander son point de vue sur l’actualité. À lire ici.

Une actualité vous interroge ?

Posez votre question à la rédaction de Heidi.news

| | chronique

L'actualité vue par le neuroscientifique Grégoire Courtine

Grégoire Courtine dirige la Chaire “Réparation de la moelle épinière” de l’EPFL. Il a réussi à faire remarcher trois personnes paraplégiques grâce à une technique de stimulation électrique de la moelle épinière via un implant.

Dans mon radar

Artificial Intelligence Geneva Summit. Cette édition de l’AIGS, qui a lieu ce mercredi de 13h30 à 18h45 au Campus Biotech, est placée sous le signe de la santé et de la religion. Je parlerai des neurotechnologies et de comment elles utilisent l’intelligence artificielle. Dans le cas de mes implants qui visent à faire remarcher des personnes paraplégiques, l’IA permet par exemple de savoir comment et quand stimuler de manière optimale la moelle pour reproduire le mouvement de la marche. Nous décodons aussi l’intention de mouvement dans le cerveau grâce à de tels modèles. Une électrode enregistre l’activité du cerveau et ces algorithmes nous aident à décoder ces signaux de la pensée.

AIGS (FR)

Expérimentation animale ou exil scientifique. Plusieurs initiatives suisses veulent faire interdire les expériences sur les animaux. C’est très problématique. Sans expérience sur les souris, les rats et les singes, il aurait été complètement impossible pour nous de développer les thérapies que nous testons sur l’homme. Sans ces expériences, de nombreux chercheurs comme moi et de nombreuses entreprises comme la mienne devraient quitter la Suisse. Il y a une énorme hypocrisie dans ces initiatives qui nous pousseraient à faire la même chose ailleurs pour faire avancer la science mais dans de moins bonnes conditions. L’expérimentation animale est très bien encadrée en Suisse. Je suis très inquiet car, même si ces initiatives extrémistes ne passent pas, elles pourraient déboucher sur des contre-projets dont les limites seraient également problématiques.