Retrouvez ici une sélection d'articles sur les actualités liées à la santé en Suisse et à l'étranger: médecine, recherche, prévention, politique, économie, patients. Tous les sujets sont traités et repérés par des journalistes spécialisés.


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La Confédération déploie des moyens législatifs et financiers contre les violences domestiques

Image d'illustration | Nino Carè / Pixabay

Le 13 novembre, le Conseil fédéral a approuvé une ordonnance contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique. En plus de développer les mesures de prévention, de sensibilisation, ainsi que la formation des professionnels, elle permettra aussi de mieux coordonner les nombreux acteurs présents sur le terrain. En effet, les moyens de prévention contre les violences domestiques sont disparates d’un canton à l’autre et la collaboration entre les différentes structures est alambiquée.

Pourquoi on vous en parle. Samedi 23 novembre, plusieurs manifestations sont prévues en Suisse en prévision de la Journée internationale contre les violences faites aux femmes (qui a lieu le 25 novembre). L’occasion de rappeler qu’en Suisse, chaque deux semaines, une femme meurt sous les coups de son actuel ou ex-conjoint. En 2018, elles sont 27 à avoir été tuées. 91% des victimes de violences conjugales sont des femmes. En 2018, la statistique policière de la criminalité a enregistré un niveau de violence domestique jamais atteint, avec 18’522 cas, soit 1498 de plus que l'année précédente (+8,8%). Chaque semaine en Suisse, une personne est victime d'une tentative d'homicide.

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La volte-face du Daily Mail sur le vaccin de la rougeole fait rire jaune

Pixabay / Gerhard Gellinger

Amende honorable ou cynisme consommé? Le 9 octobre 2019, le Daily Mail a lancé une campagne pour alerter sur la baisse du taux de vaccination contre la rougeole, en appelant avec force le ministère britannique de la Santé à agir «d’urgence». Mais l’influent tabloïd britannique a joué un rôle clé pour diffuser les fausses théories du Dr Andrew Wakefield sur le lien – faux– entre vaccin ROR et autisme, rappelle le British Medical Journal. Et ce, au moins jusqu’en 2005, alors que la cause était déjà largement entendue.

Pourquoi c’est intéressant. Le Daily Mail est un des journaux britanniques les plus influents, avec un tirage autour de 1,2 millions de copies par an. Sa couverture alarmiste des thèses «antivax»., aux côtés d’autres tabloïds, a sans aucun doute contribué à l’émergence de doutes sur le vaccin ROR, qui se traduit aujourd’hui par une résurgence de la rougeole dans le monde. Mais c’est aussi grâce à la presse que la fraude d’Andrew Wakefield a été révélée – sous la plume du journaliste Brian Deer, publié dans le Sunday Times et le BMJ.

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À lire dans le BMJ

| | opinion

«Je veux créer un centre de recherche sur les maladies transmises par les moustiques»

Stewart Cole. | Institut Pasteur / François Gardy

Stewart Cole est directeur général de l'Institut Pasteur à Paris et président de la Fondation Pasteur Suisse. Il a été professeur à l'EPFL entre 2007 et 2017, où il dirigeait l'institut de recherche en infectiologie.

Ce jeudi 21 novembre, la Fondation Pasteur Suisse a organisé une conférence sur une thématique prioritaire pour l’Institut Pasteur: «moustiques et réchauffement climatique».

L’incidence du changement climatique sur la santé des populations est un enjeu majeur. Asthme, allergies, coups de chaleur, cancer de la peau et bien entendu infections, montrent que le changement climatique ne s’attaque pas seulement à la biodiversité mais également à notre santé. Longtemps ignorées, les preuves des effets du changement climatique sur notre organisme s’accumulent de manière alarmante. La revue médicale The Lancet a publié le 14 novembre son rapport annuel intitulé «Compte à rebours sur la santé et le changement climatique». Il mesure 41 indicateurs clés et le constat est inquiétant: si rien n’est fait, le changement climatique définira la santé des générations futures.

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Un caillot sanguin observé chez un astronaute de la Station spatiale internationale

L'impesanteur ralentit — voire inverse — le débit sanguin veineux, ce qui favorise la coagulation et la formation de caillots. | Pixabay / Skeeze

Un petit caillot pour l’homme mais un grand risque pour la santé des astronautes? D’après une étude parue dans Jama Network et relayée dans The Atlantic, les médecins de la Nasa ont détecté un caillot sanguin dans la veine jugulaire d’un des astronautes de la station spatiale internationale. La mesure du débit sanguin par ultrasons au niveau de cette veine — la seule testée — a montré que près de la moitié des membres de l’équipage avaient connu des épisodes de stagnation ou même d’inversion du flot sanguin.

Pourquoi c’est notable. La réduction du débit sanguin provoquée par la vie en impesanteur favorise la formation de caillots, et donc la survenue potentiellement de thromboses, voire d’AVC. Cette perspective, non quantifiable à ce jour, n’est sans doute pas rédhibitoire chez des astronautes, jeunes et en bonne condition physique. Mais tout séjour prolongé dans l’espace ou sur des astres à faible gravité devra compter avec ce facteur de risque cardiovasculaire. La colonisation de l’espace devra-t-elle se faire en bas de contention? La question est posée.

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À lire sur The Atlantic (EN)

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Une startup suisse développe un test ultra-rapide pour analyser la réaction immunitaire aux tumeurs

Le LabSat de Lunaphore détecte 8 biomarqueurs des cancers et son successeur jusqu'à 40, avec un système d'imagerie intégrée.

Spin-off de l’EPFL fondé en 2014, Lunaphore a mis au point un prototype d’appareil d’analyse tissulaire capable de détecter des marqueurs biologiques du cancer de l’ordre de 10 fois plus vite que les technologies actuelles. Dans un article publié dans la revue Microsystems and Nanoengineering, l’entreprise décrit ce nouveau prototype d’appareil pour l’analyse des cancers mais aussi du micro-environnement de la tumeur, où se trouvent les cibles des nouvelles immunothérapies.

Pourquoi c’est important. La technique la plus couramment utilisée pour spécifier un cancer est l’immunohistochimie. Elle colore la présence de biomarqueurs spécifiques dans un échantillon pour les rendre visibles au microscope. Lunaphore a lancé en juin dernier un premier produit basé sur la microfluidique qui fait passer le temps de ce diagnostic de quelques heures à quelques minutes pour 8 biomarqueurs.

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Boston veut interdire le tabac au menthol

CC

Premier État de la côte Est à avoir légalisé le cannabis récréatif, le Massachusetts n’en mène pas moins une guerre sans pitié contre la nicotine. Après avoir adopté la législation anti-vapotage la plus restrictive du pays, il compte maintenant interdire les cigarettes au menthol. Il serait le premier État américain à le faire.

Pourquoi c’est important. Les cigarettes au menthol séduisent tout particulièrement les jeunes. Elles sont tout aussi dangereuses pour la santé que les autres et encore plus addictives. Le menthol masque l’irritation provoquée par la fumée, conduisant les fumeurs à inhaler plus fort et plus longtemps, et renforce le caractère addictif de la nicotine. Il est d’ailleurs présent, à faible dose, dans les cigarettes classiques non aromatisées.

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A lire dans le New York Times

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Au menu de votre Flux santé: une puce pour cibler les thérapies anticancéreuses, vapotage au Canada et violences domestiques

Bonjour à toutes et à tous, et bienvenue sur votre Flux Santé. C’est moi qui aurai le plaisir de vous accompagner aujourd'hui. En cas de questions ou de remarques, n’hésitez pas à nous écrire: sante@heidi.news. Nous aimons vous lire (vraiment).

Pendant longtemps, la recherche en cancérologie était focalisée sur la découverte de nouveaux traitements. C’est bien sûr toujours le cas, mais l’essor des immunothérapies au cours des dix dernières années ont amené une nouvelle question sur le devant de la scène: quel traitement donner à qui? Car ces nouveaux traitements fonctionnent très bien sur un sous-ensemble de patients, qu’on aimerait pouvoir identifier. Nous évoquerons aujourd’hui le travail d’une startup vaudoise pour faciliter ce travail grâce à une puce d’analyse de biomarqueurs.

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Votre cerveau a été piraté

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Le circuit neuronal de l’alcoolisme compulsif découvert chez la souris

Le circuit neuronal en question, visualisé en imagerie au calcium. / Salk Institute, DR

Une équipe de neuroscientifiques du Salk Institute de La Jolla (Californie) vient de montrer l’existence d’un circuit neuronal spécifique capable de susciter ou d’inhiber les comportements d’alcoolisation compulsive chez la souris. Cette découverte, publiée à grand bruit dans Science, marque une étape importante pour comprendre les mécanismes en jeu dans cette maladie.

Pourquoi c’est important. L’alcoolisme continue de faire des ravages, et aucune prise en charge n’a permis à ce jour de faire d’avancée réellement décisive, notamment chez les personnes ayant une tendance à boire de façon compulsive. Rien qu’en Suisse, environ 250'000 personnes sont dépendantes de l’alcool, et 1600 meurent chaque année des suites d’une consommation excessive.

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Le «profilage génétique» des embryons n'aurait qu'une efficacité limitée pour l'instant

Image d'illustration | Giulio Lombardo/Flickr/Creative Commons

Un bébé «sur mesure» au génome sélectionné, selon convenances personnelles, avant une fécondation in vitro (FIV): une tendance contre laquelle mettent aujourd’hui en garde plusieurs chercheurs internationaux. Ces derniers ont modélisé l’intérêt prédictif des scores polygéniques vis-à-vis de traits tels que la taille ou l’intelligence. Ils prouvent que dans les conditions actuelles, la variabilité statistique est telle qu’un enfant sélectionné pour être grand peut très bien ne pas être le plus grand de sa fratrie!

Pourquoi c’est important. Le profilage génétique des embryons avant FIV afin de s’assurer qu’ils soient— ou non — porteurs d’un phénotype donné, par exemple lié au QI, c’est ce que souhaitent déjà faire certaines firmes américaines. Au-delà des questions éthiques, où plane le spectre de l’eugénisme, est-ce une dérive plausible? En relativisant la faisabilité technique d’une telle promesse aujourd’hui, ces travaux aident à mieux en cerner les limites mais aussi les risques futurs.

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L'OMS pointe du doigt l'absence de données sur la santé des détenus en Europe

Dans son rapport publié ce jeudi 21 novembre l’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’alarme de la santé des détenus dans les prisons européennes. L’organisation a récolté les données disponibles sur l’état de santé des prisonniers et les systèmes de santé carcéraux de 39 des 53 pays inclus dans la zone OMS-Europe, l’un des six bureaux régionaux de l’OMS dans le monde.

Le rapport révèle que les systèmes de surveillance de la santé des détenus est médiocre. En effet, peu de pays ont été en mesure de fournir des données sur la population carcérale:

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Les coûts hospitaliers stationnaires se sont stabilisés à 18,7 milliards de francs en 2018

Chambre d'hôpital. | Keystone / Ennio Leanza

L’office fédéral de la statistique (OFS) a publié ce jeudi 21 novembre les chiffres 2018 concernant les coûts hospitaliers pour 2018. Le nombre de cas (1,4 million) est stable et le nombre de personnes concernées est en légère baisse, avec un million d’hospitalisés en stationnaire. Les consultations hospitalières ambulatoires dans le domaine des soins aigus ont progressé de 2,6% pour atteindre 15,9 millions de traitements. Au total, les coûts en stationnaire s’élèvent à 18,7 milliards de francs (-0,2%) et ceux en ambulatoire à 8,1 milliards de francs (+3%).

Ce qu’il faut retenir. Le transfert des traitements du stationnaire vers l’ambulatoire s’est poursuivi dans les 281 établissements hospitaliers répartis sur 580 sites à travers le pays. Les accidents sont la cause principale d’hospitalisation. Et le secteur hospitalier compte un peu plus de 216’000 employés.

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A lire sur le site de la RTS

| | reportage

Journal de bord r’Ose Transat: «Il ne faut pas se mentir, tout n’est pas rose sur cette Transat»

Une partie de l'équipage durant son escale de deux jours au Cap-Vert.

JOUR 18 – Heidi.news est partenaire média de l'aventure r’Ose Transat. Nous suivons l’équipage durant les 21 jours de traversée de l'Atlantique. Les six navigatrices touchées par le cancer du sein prennent la plume durant la traversée.

«Hormis une escapade ressourçante de deux jours et une nuit au Cap-Vert – elle nous a permis de faire le plein de… tout – je vis depuis 17 jours au rythme d’un bateau et de ses réalités de l’instant.

Dès le coucher du soleil, la nuit s’impose avec son rythme auquel je m’ajuste au mieux et plutôt bien.

| | chronique

Se réparer et réparer les autres après un cancer du sein

Nadège Schriber. | Wiktoria Bosc

JOUR 18 – Heidi.news est partenaire média de l'aventure r’Ose Transat. Nous suivons l’équipage durant les 21 jours de traversée de l'Atlantique. Les six navigatrices touchées par le cancer du sein prennent la plume durant la traversée. Aujourd'hui, Nadège Schriber, physiothérapeute, explique pourquoi elle a participé à une approche pionnière dans la prise en charge des patientes touchées par cette maladie dans le canton de Genève.

«Physiothérapeute de formation, j’ai traversé un cancer du sein en 1998, à l’âge de 38 ans, suivi d’un second en 2005. Ce premier cancer fut un immense bouleversement dans ma vie. Il faut savoir qu’à cette époque les réseaux de soutien concernant cette maladie n’étaient pas aussi développés qu’aujourd’hui. Je me suis alors sentie complètement perdue. J’ai eu la chance de bénéficier du merveilleux soutien de mon mari, de ma famille et de mes amis, ainsi que de l’incroyable équipe médicale des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). Malgré cela, c’était le système D. J’étais là, totalement perdue et désorientée, à devoir gérer seule les suites de mon cancer du sein. Je ne me sentais ni soutenue ni conseillée. Certes, il existait bien des perruquiers et quelques physiothérapeutes avec une formation adéquate, mais je ne les connaissais pas et aucun réseau n’était organisé, comme c’est le cas aujourd’hui. Par ailleurs, nous n’étions qu’au début d’internet.

Créer un réseau de physiothérapeutes spécialisés sur Genève est parti de ma frustration. Je me suis alors spécialisée dans le domaine de la prise en charge des patientes opérées du cancer du sein et en lymphologie.

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Les espaces verts diminueraient la mortalité en ville

Image d'illustration. | Ta Minh Vu / Pixabay

Une équipe de chercheurs du Barcelona Institute for Global Health, en collaboration avec la Colorado State University et l’Organisation mondiale de la santé, a établi une corrélation entre le manque de verdure dans les villes et une mortalité prématurée. L’étude montre que les décès précoces seraient liés au stress, à des maladies mentales ou encore à des maladies cardiaques engendrées par l’absence de végétalisation.

Pourquoi on vous en parle. La moitié de la population mondiale vit dans des villes. Différents facteurs expliquent cette corrélation: l’activité physique est liée à la présence d’espaces verts, tout comme une réduction de la pollution de l’air, du bruit et des îlots de chaleurs. Une prise de conscience de ces effets néfastes pousse de plus en plus de villes à réintégrer des espaces verts au sein de leur périmètre.

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A lire sur le site de Sciences et Avenir

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Comment lutter contre la résistance bactérienne aux antibiotiques?

Pharmacie | Keystone / Gaetan Bally

D’ici 2050, l’augmentation de la résistance des bactéries aux antibiotiques risque de propulser 28,3 millions de personnes supplémentaires dans une situation d’extrême pauvreté.

Pourquoi on vous en parle. La majorité d’entre eux sont dans des pays à bas revenus, principalement en Afrique. Marc Mendelson, professeur en maladies infectieuses de l’université de Cape Town, explique les manières d’éviter une telle crise.

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The Conversation