Retrouvez ici une sélection d'articles sur les actualités liées à la santé en Suisse et à l'étranger: médecine, recherche, prévention, politique, économie, patients. Tous les sujets sont traités et repérés par des journalistes spécialisés.


S'abonner
| | news

Coronavirus: l’OMS convoque à nouveau le comité d’urgence face à l’«accélération de l’épidémie»

Tedros Ghebreyesus (directeur général), Michael Ryan (programmes sanitaires d'urgence) et Maria Van Kerkhove (maladies émergentes) en conférence de presse au siège de l'OMS, à Genève, le 29 janvier 2020.

Après sa conférence de presse du jour, ce 29 janvier, l’OMS a décidé de convoquer à nouveau son comité d’urgence demain jeudi 30 janvier, afin de statuer sur le caractère d’urgence de santé publique de portée internationale (USPPI) de l’épidémie de nouveau coronavirus en cours. D’après le Dr Michael Ryan, responsable des programmes d’urgence sanitaire de l’OMS, cette décision «se fonde principalement sur le nombre croissant de cas et les preuves d’une transmission inter-humaine en-dehors de la Chine».

Pourquoi c’est important. L’institution a confirmé l’existence de trois cas de transmission d’humain à humain en-dehors de la Chine. Avec plus de 6000 cas confirmés, l’épidémie ne laisse d’inquiéter les autorités sanitaires. Mais la décision de classer l’épidémie comme USPPI s’est jusqu’à présent heurtée à la volonté de la Chine de conserver son autonomie vis-à-vis de la communauté internationale.

| | news

Et si la solution pour vaincre les infections virales se cachait dans le sucre?

Le nouveau coronavirus qui sévit en Chine (ici, un patient à l'hôpital de Wuhan) sera testé avec la nouvelle méthode mise au point. | Keystone / EPA / STR CHINA OUT

Des chercheurs de l’UNIGE, de l’EPFL et de l’Université de Manchester sont parvenus à détruire un large spectre de virus par simple contact en modifiant des molécules de sucre. Leur étude, publiée dans Science Advances, explique comment des cyclodextrines, dérivés naturels du glucose, parviennent à devenir «virucide» en liant et altérant la surface d’un grand nombre de virus. Il s’agit d’une première pour une molécule biocompatible: habituellement, les substances dites «virucides», comme l’eau de Javel, sont toxiques pour l’être humain.

Pourquoi c’est prometteur. Les infections virales tuent des millions de personnes chaque année. Bien que cette étude soit encore en phase préclinique, les résultats obtenus permettent d’espérer la mise au point de médicaments anti-viraux à large spectre. Ils pourraient avoir un impact sur la santé globale en permettant notamment de contrôler plus rapidement les flambées épidémiques d’origine virale. Des tests seront d’ailleurs menés prochainement sur le nouveau coronavirus responsable de l’épidémie actuelle.

| | radar

Les Britanniques devront-ils troquer leur santé mentale contre leurs données personnelles de patients?

L'algorithme développé prédit les crises imminentes. | geralt / Pixabay

Un algorithme qui prédit les crises de santé mentale des patients a été testé au Royaume-Uni. Le bilan de cette première phase de tests conclut que le dispositif est suffisamment efficace pour une utilisation de routine. Ce projet piloté par le Birmingham and Solihull Mental Health NHS Foundation Trust a utilisé un algorithme de machine learning développé par l’entreprise de télécommunication Alpha. L’algorithme a été alimenté par les données historiques et socio-économiques des patients sur une période de cinq ans pour prédire qui pourrait faire face à une crise imminente. Pour ses défenseurs, il permettrait d’améliorer les processus de soins et la gestion des risques existant, notamment en signalant aux praticiens des personnes qui passeraient entre les mailles du système de santé.

Pourquoi ça pose question. Si la deuxième phase était menée à bien, une seconde version de l’algorithme pourrait être utilisée: elle pourrait suivre les appels, les messages et la localisation des patients sur leur téléphone portable. Alpha pourrait donc combiner leurs données téléphoniques aux données de leur dossier médical, ce qui soulève la question de la protection des données. Leur utilisation précise n’a pas été dévoilée par l’entreprise de télécommunication qui développe encore l’algorithme.

link

À lire sur NewScientist

| | news

Les perroquets aussi peuvent faire preuve d’altruisme

Un perroquet gris du Gabon donne un jeton au chercheur en échange d'une friandise. | Anastasia Krasheninnikova / DR

Le Flux Santé s'intéresse aussi à la santé animale. Chloé Laubu, docteure en biologie du comportement animal, se penche ici sur l'altruisme observé chez les perroquets.

Les perroquets gris du Gabon aident leurs congénères sans rien attendre en retour, c’est ce que révèle une étude publiée le 9 janvier dans Current Biology.

Pourquoi c’est important. Loin d’être le propre de l’homme, des comportements altruistes sont régulièrement observés dans la nature et chez diverses espèces. Mais l’étude rigoureuse et expérimentale de l’altruisme est difficile et souvent restreinte aux primates alors qu’elle nécessiterait d’être étendue à de nombreuses espèces pour appréhender son origine évolutive. Cette recherche est la première à mettre en évidence de manière expérimentale ce comportement chez une espèce d’oiseau.

| | idées

Une législature pour se préparer à un défi démographique inédit

Pierre-Yves Maillard

Nous avons demandé aux parlementaires romands, membres de la commission de la sécurité sociale et de la santé publique, de livrer leurs priorités en matière de santé pour la nouvelle législature. Ces opinions sont publiées gratuitement pour alimenter le débat public auxquels vous êtes, lectrices et lecteurs de Heidi.news, conviés. Réagissez, partagez, commentez.

Aujourd'hui, Pierre-Yves Maillard, conseiller national socialiste vaudois.

Le débat sur le système de santé va encore gagner en intensité lors de cette législature. Bien sûr, sous les arguties techniques et vaguement expertes, en gros, on continuera à discuter pouvoir et argent, dans ce domaine si sensible, traversé de tant d’intérêts.

Mais si nous prenons notre tâche au sérieux, la question simple à laquelle il faudra répondre est la suivante: comment préparer notre pays à répondre aux besoins de santé d’une population de plus de 75 ans qui va doubler en à peine plus de deux décennies? Et ceci dans un contexte où l’assurance-maladie obligatoire est déjà devenue insupportable financièrement pour une grande partie de la population.

| | interview

Marinka Zitnik: «L’IA permet d’aborder des problèmes insolubles, comme les interactions médicamenteuses»

Marinka Zitnik à son bureau de Stanford en 2018. | Stanford / L.A. Cicero

Heidi.news est partenaire des Applied Machine Learning Days (AMLD), et déplace jusqu'au mercredi 29 janvier sa rédaction à l'EPF de Lausanne, sur le site de l'événement.

Marinka Zitnik fait partie de ces jeunes talents du milieu académique dans le champ de l’IA appliquée à la santé. En poste à Harvard depuis peu, après un post-doctorat remarqué à Stanford, la chercheuse s’intéresse aux moyens de faire parler les données pour faciliter la découverte de nouveaux médicaments.

À l’occasion des AMLD 2020, nous l’avons rencontrée pour évoquer notamment un sujet dans le vent: la réorientation de médicaments, qui consiste à identifier de nouvelles indications thérapeutiques pour des molécules déjà sur le marché. Entretien.

| | news

Mieux comprendre l'interaction des médicaments et de son alimentation grâce à l'IA

Huahom / PIxabay

Heidi.news est partenaire des Applied Machine Learning Days (AMLD). En déplaçant notre rédaction sur le site de l'événement, nous vous en proposons une couverture approfondie.

Vous prenez de la pénicilline? Alors évitez les plats d’Amérique du Nord, vous conseillerait Aleksandra Kovachev. La chercheuse macédonienne, qui travaille aujourd’hui pour l’entreprise de livraison Delivery Hero, est venue aux AMLD présenter une étude qu’elle a réalisée à l’Université de Skopje en Macédoine. Son équipe a utilisé l’intelligence artificielle pour évaluer les synergies possibles entre les différentes cuisines du monde et les médicaments. Le but in fine est de pouvoir recommander et adapter le régime alimentaire des patients sous médicaments afin d'éviter les échecs de traitement.

Pourquoi c’est intéressant. Il est désormais connu qu’un même régime alimentaire n’aura pas les mêmes effets sur tout le monde, mais les mécanismes biologiques sous-jacents sont encore largement incompris notamment parce qu’ils impliquent un grand nombre de variables. Malgré l’étendue des données disponibles, les domaines de la nutrition et de l’alimentation n’ont pas encore été vraiment exploités par des méthodes d’IA.

| | news

Nouveau coronavirus: les dernières nouvelles alors que la barre des 100 morts vient d'être dépassée

Situation de l'épidémie dans le monde, le 27 janvier 2020. | John Hopkins University / DR

Depuis le 31 décembre dernier, la flambée de pneumonies liées à un nouveau coronavirus inquiète les autorités sanitaires mondiales. Retour sur les étapes importantes de cette épidémie, qui prend sa source à Wuhan, au centre de la Chine, et alors que le virus s'est exporté sur plusieurs continents et que le nombre de décès ne cesse d'augmenter.

Évolution en temps réel. Des ingénieurs de l’université John Hopkins à Baltimore ont créé une carte comportant de nombreuses informations utiles pour suivre l’évolution de l’épidémie du 2019-nCov. On y trouve le nombre de contaminations confirmées dans le monde et le nombre de décès enregistrés, notamment. Pour découvrir ce travail, c’est par ici: Wuhan Coronavirus (2019-nCoV).

29 janvier. L’épidémie continue à s’étendre et on comptabilise désormais 132 morts et 6057 personnes infectées.

| | news

Accord contre le démarchage téléphonique agressif: réactions de politiciens

Centre d'appels téléphoniques pour l'assurance-maladie. | KEYSTONE / Martin Ruetschi

Les représentants des 40 assurances signataires du nouvel accord de branche réglementant les pratiques de courtage et les commissions versées aux intermédiaires souhaitent que ce dernier soit étendu à toutes les assurances-maladie, y compris celles qui ne l’ont pas signé. Actuellement, le Conseil fédéral prépare un projet de loi à cet effet qui sera ouvert à la consultation au printemps 2020. Réactions de plusieurs politiciens qui auront à se prononcer sur ce dossier.

Pourquoi c’est intéressant. L’accord contraignant signé vendredi 23 janvier entre les deux faîtières des assurances-maladie − santésuisse et curafutura − entrera en vigueur le 1er janvier 2021. Le Conseil fédéral pourrait proposer de le déclarer obligatoire ou y apporter des amendements plus contraignants. Un projet de loi plus strict, salué par certains politiciens, pourrait potentiellement porter préjudice aux assureurs qui ont justement pris les devants en négociant leur propre accord.

newsletter_point-du-jour

Recevez_ chaque matin un résumé de l'actualité envoyé d'une ville différente du monde.

| | interview

Pourquoi il faut se méfier des prédictions de l’IA en biomédecine

Pixabay / Nvodicka

Heidi.news est partenaire des Applied Machine Learning Days 2020, qui se tiennent en ce moment à l’EPFL. En déplaçant notre rédaction sur le site de l'événement, nous vous en proposons une couverture approfondie.

Gavin Brown est professeur de machine learning à l’université de Manchester. Invité aux AMLD 2020 à propos de la thématique de l’IA et de la santé, ce spécialiste a évoqué la fiabilité limitée des modèles prédictifs et la nécessité pour les experts d’y prendre garde. Une intervention en forme d’avertissement quant aux promesses du machine learning. Entretien.

Heidi.news – Qu’est-ce que la reproductibilité et en quoi est-ce important?
| | radar

Les pesticides à base de chlorpyrifos seront bannis de Suisse dès juillet

Barskefranck / Pixabay

Les pesticides contenant du chlorpyrifos et chlorpyrifos-méthyl seront bannis de Suisse dès le 1er juillet 2020. L’Office fédéral de l’agriculture (Ofag) avait décidé d’interdire 12 pesticides contenant ces substances à compter du 1er août, mais huit fabricants et distributeurs de pesticides avaient formé un recours devant le Tribunal administratif fédéral. Un accord a finalement été trouvé entre les recourants, Greenpeace Suisse, le WWF Suisse et l’Ofag dans le cadre d'une conciliation judiciaire, indique mardi la feuille fédérale.

Pourquoi c’est une bonne nouvelle. Bien qu’ils comptent parmi les insecticides les plus utilisés, le chlorpyrifos et le chlorpyrifos-méthyl ont de graves conséquences sur la santé humaine et la biodiversité. Ils peuvent affecter le développement cérébral des enfants et s’avèrent nocifs pour les insectes, les oiseaux et nombre d’espèces aquatiques. Dans l'Union européenne, les deux substances seront interdites dès fin janvier et la Californie les a bannies en août.

link

À lire sur le site de la RTS

| | news

Le dossier électronique du patient ne pourra pas être lancé au mois d'avril comme prévu

Capture d'écran issue du site internet national sur le dossier électronique du patient.

EXCLUSIF - Annoncé pour le mois d’avril 2020, le lancement du dossier électronique du patient (DEP) doit être reporté de plusieurs mois dans tout le pays. L’annonce a été faite par Adrian Schmid, responsable du secrétariat eHealth Suisse ce 28 janvier 2020 à Berne, à l’occasion de la journée d’information sur l’introduction du DEP. Le lancement est reporté à l’été 2020.

Pourquoi ce report était prévisible. Le 3 janvier, Pascal Strupler, directeur de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), expliquait à Heidi.news que l’introduction du dossier électronique du patient en Suisse était très complexe. De plus, le processus de certification a pris beaucoup trop de retard comme le signalait eHealth Suisse le 23 décembre 2019, en parlant de légers retards. Les cantons et les communautés de références qui doivent mettre en place le DEP dans leurs régions ne sont pas prêts.

Une actualité vous interroge ?

Posez votre question à la rédaction de Heidi.news

| | news

Coronavirus: l'OFSP annonce une hotline pour répondre aux questions en Suisse

De gauche à droite: Isabella Eckerle, des HUG, Daniel Koch et Patrick Mathys de l'OFSP ont informé sur la situation du coronavirus en Suisse ce 28 janvier à Berne. | Keystone / Anthony Anex

Alors que l’épidémie du nouveau coronavirus s’étend, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) annonce l’ouverture d’une hotline pour le public en Suisse ces prochains jours. L’OFSP se veut néanmoins rassurant: il n’existe pas de contamination directe en Suisse, même si le premier cas de transmission directe sur sol européen vient d’être signalé en Allemagne.

Pourquoi c’est rassurant. Il n’existe pour l’heure aucun cas en Suisse. La situation est, selon l’OFSP, sous contrôle, et «le risque d’être infecté dans le pays est très faible», selon Daniel Koch, responsable de la division Maladies transmissibles à l’OFSP.

| | radar

Nouveau coronavirus: comment l’IA a prédit l’épidémie avant le reste du monde

Su Yang / Keystone

Grâce à sa plateforme de surveillance de la santé basée sur l’IA, Bluedot, une start-up torontoise a alerté ses clients de l’épidémie du nouveau Coronavirus le 31 décembre, c’est-à-dire bien avant les déclarations de l’OMS. La start-up a aussi prédit correctement où l’épidémie allait se propager en premier hors de la Chine continentale en analysant des milliards de point de données grâce à des techniques de machine learning. La plateforme génère des connaissances à partir des bulletins d'informations mondiaux, des données des compagnies aériennes ou encore des rapports sur les foyers de maladies animales. Des épidémiologistes examinent ensuite les résultats avant d’alerter leurs clients qui viennent à la fois du secteur public et privé.

Pourquoi c’est intéressant. Aujourd’hui, différentes initiatives sont mise en place à travers le monde pour prédire des épidémies, comme au Burkina Faso où la rougeole et le paludisme sont surveillés. En cas d’épidémie, le temps est précieux. Plus l’alerte est précoce et plus les chances de contenir la contagion sont grandes. Traiter l’immensité des données disponibles avec l’IA permet de générer des connaissances et de les diffuser extrêmement rapidement. Une perspective réjouissante alors qu’aujourd’hui certains reprochent à la Chine son manque de transparence sur la situation sanitaire.

link

À lire sur QUARTZ