Zalfa El-Harake, ou la passion d’entreprendre pour produire des masques à Genève
Zalfa a travaillé 15 ans pour Procter & Gamble, en particulier dans les achats stratégiques et les négociations de contrats globaux. Une expérience utile, parmi d’autres, pour fabriquer des masques à Genève. Mère de deux adolescentes, elle nous reçoit chez elle, non loin de la Praille où elle espère installer sa manufacture. Elle parle de son enfance au Liban, de ses filles et surtout de sa passion pour l’entrepreneuriat.
Petit-Lancy, 5e étage. A l’entrée du salon, une petite plaque indique en italien: «un problème résolu est une solution trouvée». Au-dessus, une photo d’elle et de ses deux filles - Janna et Julie - en kimono, souvenir d’un voyage au Japon. Zalfa El-Harake nous installe sous un tableau oriental, face à une vue plongeante sur le quartier industriel de La Praille.
«Les gens ont tendance à commenter davantage le tableau que la vue. Pour moi, il représente la liberté. J’ai flashé sur ce tableau dans un hôtel en Egypte. Le propriétaire a demandé à un peintre local de me faire une copie». Elle aime aussi la vue sur ce quartier en pleine mutation, ponctué de grandes grues immobiles pour cause de pandémie. «J’ai besoin de la vue, cela me calme», dit-elle. Calme, Zalfa? Elle n’en bouillonne pas moins d’idées. La dernière en date: installer une usine de masques chirurgicaux, made in Geneva, sous ses fenêtres.