Illustration Anaïs Lou pour Heidi.news

Des élus en manque

Avant-dernier épisode avant de nous pencher sur la chasse au syndic, une discipline qui a cours tout au long de l'année à Yverdon. Le rôle joué par certains politiciens yverdonnois dans la création du climat délétère qui ronge la cité thermale depuis une décennie semble évident. Cependant, à y regarder de plus près, les véritables responsables sont peut-être à chercher ailleurs. Et si la société civile, c'est-à-dire nous, n'accordait plus la juste reconnaissance de leur travail à ses élus?

Notre enquête avance et les premiers responsables de la «guerre des tranchées» politique régnant à Yverdon ont été identifiés dans les épisodes précédents: les élus, leurs vieilles rancunes et leurs ambitions personnelles. Mais, des bassins du centre thermal aux rivages du bord du lac, la rumeur se fait de plus en plus persistante. D’autres individus seraient également à placer sur le banc des accusés: les citoyens et la société, de manière générale. En d’autres termes, nous tous. «Les politiciens sont pris au piège par le système. Au-delà des personnes, c’est la manière dont cela fonctionne qu’il faudrait changer. En réalité, ce n’est pas la faute de ceux qui s’engagent, c’est la faute de tous les autres», affirme sans détour Isidore Raposo.

Le fondateur du journal local La Région pointe notamment le rythme de vie actuel des Yverdonnois et l’éloignement grandissant entre le domicile de ceux-ci et leur lieu de travail. Selon lui, les citoyens n'ont tout simplement plus le temps de s’intéresser à la politique locale et connaissent de moins en moins leurs élus. Pourtant, à ses yeux, la population devrait systématiquement exiger des comptes de ses représentants. Ce qui peut certes mettre les élus en difficulté, mais ce qui a surtout pour objectif de les valoriser, de les positionner comme point de référence de la vie civique.

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