L'ECAL, très prisée comme la plupart des nombreuses hautes écoles d'art en Suisse. | Keystone / Gaëtan Bally
Voyages en art suisse | épisode № 18

Passe ton diplôme en art, on verra plus tard

La Suisse serait donc aussi douée en art qu’en tennis, comme nous l'évoquions dans le précédent épisode (à retrouver ici). Pas étonnant: il n’y a jamais eu autant d’écoles d’art et autant de candidats qui veulent y entrer. Reste qu'au final, seuls 2 à 3% des étudiants font une carrière artistique.

Pour obtenir son bachelor en arts visuels à la HEAD, la Haute école d’art et de design de Genève, Alix, 23 ans, a présenté une performance sur l’illusion, avec des écrans de télé superposés simulant des rideaux de scène qui s’ouvrent et qui se ferment. À Genève, elle avait choisi l’option «construction», «parce que les réflexions sur l’espace sont assez larges pour être appliquées à d’autres médiums». Fabio, lui, est resté fidèle au médium peinture et a exploré, pendant ses études à l’EDHEA (la Haute école d’art du Valais), les ruines contemporaines de Malley, dans l’Ouest lausannois, qu’il réinterprète à l’acrylique sur toile.

Quand je leur demande pourquoi ils se sont lancés dans des études d’art, Alix reste très lucide: elle a baigné dans un environnement culturel et ses parents l’ont souvent emmenée au musée. Adolescente, elle lisait Patti Smith et était fascinée par son style de vie. «T’as 15 ans, tu te demandes ce que tu veux faire de ta vie et, forcément, tu fantasmes.»

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