Extrait de Lara und die Berge de Mathilde Agius, photographic print, 500x650cm, 2020 (DR)
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A tous les inexplorés… et à une nouvelle génération libérée

Genève est devenue une place qui compte pour l’art actuel. C’est d’ailleurs au bout du Léman que j’ai découvert une nouvelle scène artistique, la génération de demain: libre, diversifiée et solidement formée. Ce sera le dernier épisode d’un voyage inachevé.

Publié le 26 novembre 2021 11:21. Modifié le 28 novembre 2021 16:54.

Le voyage n’est pas fini. Je dirais même qu’il ne fait que commencer… Je ne suis pas allée à Saint-Gall découvrir la ville qui ressemble à un grand musée. Je ne suis pas allée à Lugano voir s’il se développait des envies de créer autour du nouveau MASI (Museo d’arte della Svizzera italiana). Je n’ai même pas attendu l’ouverture des trois musées en un à la gare de Lausanne. J’aimerais rencontrer Roman Signer, le fils du directeur de la fanfare d’Appenzell, 83 ans, qui joue à dynamiter des bottes en plastique. Retrouver Pipilotti Rist, que j’ai quittée des yeux en pleine expo nationale. Demander à Nicolas Party, le Romand le plus cher du marché, ce qu’il peut bien encore trouver à Magritte. Je guette Julian Charrière, entre deux expéditions dans le Grand Nord (on s’est manqués de peu l’hiver dernier entre Aarau et Zuoz). J’aimerais comprendre comment Shirana Shahbazi est passée de la photo à la peinture et de Téhéran à Zurich. J’aimerais rencontrer la filière milanaise des étudiants à l’ECAL qui, à ce qu’il paraît, ne se tarit jamais. J’ai hâte de sortir de Suisse pour découvrir les connexions internationales des artistes.

Le voyage n’est pas fini. Mais il prend fin ici, à Genève. Je vous l’avais dit: une image impressionniste, subjective, involontairement confinée de l’art en Suisse.

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