A gauche, Charles von Graffenried a été la figure tutélaire de Pietro Supino. Dessin: Berto Martinez
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La revanche de Pietro Supino

Voilà le destin étonnant d’un homme qui était plutôt prédestiné à devenir un avocat d’affaires riche et discret. Il préside un empire industriel suisse et se pare du statut d'éditeur - le plus puissant du pays. Pour arriver là, il a dû se frayer un chemin au sein d’une famille qui l’a renié avant de le désigner garant de sa prospérité. Pour celui qui a été surnommé «smiling knife» (couteau souriant), l’échec n’est pas une option.

Publié le 12 décembre 2020 05:59. Modifié le 31 août 2022 14:41.

Enfin vengé, enfin rasséréné, paré de gloire et de fortune à Paris, le Comte de Monte-Cristo s’exclame, à la fin de l’œuvre d’Alexandre Dumas: «Celui-là seul qui a éprouvé l’extrême infortune est apte à ressentir l’extrême félicité».

Dans la phrase de ce personnage injustement mis au ban de la société, Pietro Supino pourrait se reconnaître. Lui, l’Italien qui raconte volontiers en privé avoir souffert de la condescendance de la haute bourgeoisie zurichoise.

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