Dessin: Berto Martinez pour Republik et Heidi.news
Tamedia Papers | épisode № 05
Acheter la revue imprimée

L'avenir radieux de la presse

Durant de longues années, Tamedia s’est nourri de la presse pour financer sa diversification, rémunérer ses dirigeants et la famille actionnaire, en limitant au minimum ses investissements dans les rédactions, confrontées à une crise structurelle. Si bien que leur affaiblissement était inéluctable.

Les historiens définissent la féodalité comme une société de fortes hiérarchies des terres et des personnes, entre vassaux et suzerains. Il s’agit de lever des troupes pour les guerres de l’an Mil, mais aussi de lever l’impôt, souvent par la force. Le système évoluera tout au long du Moyen-Age. Au XVIIe siècle, sous l’Ancien Régime, il prend la forme de la Compagnie des Fermiers généraux qui, chaque année, battent la campagne afin de collecter la gabelle pour le Roi auprès des vassaux et des serfs. Haïs, décrits comme les sangsues du peuple, les fermiers généraux en payèrent le prix sur l’échafaud, à la Révolution.

Transporté au cinéma, en version comique, cela donne la Folie des grandeurs, avec Louis de Funès. Arrivant avec son attelage dans un village ibérique, le cupide ministre Don Salluste rétorque à celui qui ose invoquer la pauvreté de ses gens et les mauvaises récoltes: «La récolte a été très mauvaise? Alors il faut payer le double! (...) Les impôts, tout ça, c’est pour le roi.»

Cet article est réservé aux abonnés.

S'abonner

Déjà abonné(e) ? Connectez-vous