De gauche à droite: l'éditeur argovien Peter Wanner, la Conseillère fédérale Simonetta Sommaruga, le directeur de la SSR Gilles Marchand, En bas: Pietro Supino. Dessin: Berto Martinez pour Republik et Heidi.news
Tamedia Papers | épisode № 09
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Comment Tamedia façonne la politique médiatique

L’influence de Pietro Supino provient des liens étroits qu’il a su tisser avec des politiciens clés et de son statut de président de la Verlegerverband Schweizer Medien, l’Association des éditeurs suisses, qui s’efface fréquemment devant les intérêts commerciaux de ses membres les plus puissants, dont Tamedia. Des atouts essentiels pour lutter contre la SSR ou pour influer sur l’aide publique aux médias.

«Les partisans ‘No Billag’ largement en tête», affiche la SonntagsZeitung en «Une» de ce 3 décembre 2017. Le titre phare du groupe Tamedia publie les résultats d’un sondage qui conclut que 57% des votants souhaiteraient, à ce moment, abolir la redevance pour la télévision et la radio suisse. Dans les médias, les nerfs sont à vif. La question est sur toutes les lèvres: l’initiative draconienne peut-elle vraiment réussir son coup de force et emporter une victoire surprise dans les urnes le 4 mars 2018?

Pendant des semaines, des milliers d’employés de la SSR craignent pour leur emploi. Et ils ne sont pas seuls: les postes de journalistes de diffuseurs privés sont également menacés, car si «No Billag» était adopté, ils perdraient une partie de leurs recettes - chiffrées en millions - issues de la répartition de la redevance.

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