Image d'illustration. A Genève, la police est souvent démarchée par des entreprises technologiques qui promettent des solutions pour prédire les crimes. | Keystone / Salvatore Di Nolfi

Dans la sécurité, la technologie s'invite à tous les échelons

Publié le 19 septembre 2022 09:00. Modifié le 20 septembre 2022 16:25.

«Gazeuse, la surveillance contemporaine est partout, et nous ne la voyons plus nulle part. Elle est ubiquitaire plus que totalitaire, passive plus qu’active. Nombreux sont ceux qui rétorqueront, en masse et de bonne foi, qu’ils n’ont rien à cacher. En réalité, ils ne peuvent rien dissimuler.» Ces mots sont extraits du livre A la trace, du journaliste français Olivier Tesquet. Il y est beaucoup question de sécurité — privée ou publique —, un champ «révolutionné» par le développement de la technologie de surveillance. Pour l’auteur, «les dispositifs de surveillance sont d’autant plus efficaces que nous ne les voyons plus»

A Genève, ville internationale qui accueille délégations diplomatiques et chefs d’Etat, la sécurité est une affaire importante. Mais il est difficile d’avoir une idée précise de l’étendue de la surveillance numérique sur le territoire cantonal, comme l’a souligné un récent rapport de l’institut Edgelands. Les auteurs y indiquent qu’ils n’ont «pas pu déterminer le nombre exact de caméras de vidéosurveillance appartenant à l’Etat dans les espaces publics, car il n’existe pas de base de données centralisée ouverte au public indiquant leur emplacement, et les personnes interrogées ne se sont pas accordées sur un nombre identique». 

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