Un peu de fumée noire

Mardi 20 janvier. 6h30. Je me réveille avec Fabian, le photographe allemand de SOS Méditerranée. Nous nous retrouvons ensemble sur la passerelle. Charlie a commencé la veille aux jumelles depuis l’aurore. Il cherche les potentielles embarcations en détresse. La mer était calme toute la nuit. Des départs ont sans doute eu lieu. Mathieu me détaille la carte avec les distances et la force du vent. Les embarcations naviguant  avec de faibles moteurs les propulsant à environ 4 nœuds (moins de 8 km/heure), couplé à un vent et des vagues de sud, mettront environ 9 heures à parcourir 80 km.

8h30. Nous recevons une alerte de détresse via Alarm Phone (réseau civil d’alerte en mer Méditerranée). Un Rubber Boat (un bateau pneumatique) avec, selon leurs informations, environ 60 personnes à bord. Il y aurait à son bord une quinzaine de femmes. La position signalée est aussitôt marquée sur la carte marine. Luisa et Matthieu s’activent pour trouver la meilleure option de navigation pour trouver l’embarcation en détresse. Suivant notre allure et la sienne, le point de rencontre se ferait dans un peu moins de deux heures.

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