Un monde à deux vitesses

6 juillet. Je suis arrivé à Marseille. Depuis quatre jours les équipes de SOS Méditerranée et mes contacts à terre ne dorment plus, pris dans la folie de l’attente du débarquement des 180 migrants à bord. «Le bateau est en Sicile et les migrants n’ont toujours pas été débarqués. On ne sait toujours pas si il va y avoir quarantaine ou pas pour le bateau et l’équipage.»

J’ai enfin des nouvelles par Caroline Abu Sada, entre deux coups de fils et quatre nuits blanches. «Au regard de ce qui s’est passé (déclaration de l’état d’urgence, menaces sur l’équipe, violences, tentatives de suicide, etc), il risque d’y avoir un soutien psy important à apporter. On pourra évaluer d‘ici quelques jours la nouvelle équipe à faire repartir. Mais vous n’allez pas commencer la quarantaine demain... il va falloir qu’on analyse aussi la meilleure façon de repartir, parce que ces menaces ont beaucoup choqué l’effectif.»

Cet article est réservé aux abonnés.

S'abonner

Déjà abonné(e) ? Connectez-vous