Le parcours des combattants

Le 1er mars, nous sommes enfin arrivés à Marseille avec l'Ocean Viking. Après quatorze jours de quarantaine à Augusta, suivant le débarquement de 423 rescapés lors de notre dernière mission. Une partie de l'équipe avait pu débarquer en Sicile, au bout de deux mois de mission et ainsi regagner leurs domiciles et leurs pays d’origine: Belgique, Suède, Italie, Allemagne, l’équipage venaient de partout. Pour tendre la main en Méditerranée.

À Marseille, les derniers membres de l'équipe à bord allaient enfin pouvoir rentrer chez eux, ou gagner quelques jours de repos avant d'enchainer sur la prochaine mission, en attendant l'équipe de relève, elle aussi en quarantaine. Les billets d'avions ou de train étaient réservés, les familles prévenues, les plannings construits. On n'était pas à la libération mais l'annonce était prête. Suspendue. Après vingt jours de quarantaine et un équipage 100% Covid free rien ne pouvait nous arrêter. Nous savions qu'il nous faudrait de nouveaux tests pour prendre l'avion, tout était inclus dans le planning de chacun. On jouait le jeu tout en étant très loin du moindre problème covidien, solutionné depuis longtemps par de multiples empreintes nasales et de longues journées, coupées de tout contact humain extérieur. Les valises bouclées et posées devant nos cabines, on saluait Marseille qui resplendissait dans la lumière de mars, prêt à sauter dans le premier taxi.

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