Il ne faut pas avoir connu l’enfer pour s’en satisfaire

Les migrants rescapés arrivent en Italie. Un accueil pareil n’est pas imaginable. Aucun scénariste ne saurait écrire cela.

C’est le 25 janvier. Il est 10 heures du matin. Nous sommes arrivés à Augusta avec les 373 rescapés qui devraient pouvoir débarquer dans la journée. Les médecins du ministère de la santé italien doivent monter à bord pour effectuer des tests PCR. Il faut contenir l’envie et l’excitation des rescapés. Respecter le protocole. Chacun à sa place. Assis. Calmement. Et on attend les instructions et l’ordre établi par les autorités compétentes. C’est ainsi, on n’a pas le choix. Et ça vaut pour tout le monde. Rescapés et équipage. Et navire.

Le comité d’accueil est sur le quai. Devant nous. Autant dire que la rupture est nette. J’aurais voulu le décrire, ça n’aurait sans doute pas été pire. Une photo suffira pour vous présenter l’armada.

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