Siegi Hirsch et Robert Neuburger s'autorisent un petit selfie sur la digue d'Ostende.

Où l’on découvre la thérapie familiale avec le maître du maître

Publié le 31 janvier 2020 19:05. Modifié le 04 février 2020 17:49.

Si Robert Neuburger n’apprécie guère les professeurs, il a des maîtres, de ceux qu’on se choisit. Siegi Hirsch en fait partie. C’est lui que le jeune Robert a rencontré sur une plage de l’île d’Elbe en Italie durant l’été 74. Le psychiatre venait de prendre la direction de l’hôpital de jour qui accueillait «des personnes lourdement enfermées dans une problématique psychotique» et se trouvait confronté à des impasses thérapeutiques. L’approche individuelle, en psychanalyse comme en psychiatrie, ne permettait pas de voir l’état des patients évoluer. Aussi, en vacances avec sa femme et des enfants, parcourait-il le sable à la recherche de solutions. La situation était devenue «vraiment difficile» avec les familles qui ne comprenaient pas que les soignants laissent les patients sortir, prendre des cours de dessin, passer la journée au café.

C’est alors qu’il tombe sur un autre vacancier psychothérapeute comme lui. Ils se saluent, font connaissance, discutent. Siegi Hirsch exerce à Bruxelles. Il a quinze ans de plus que lui et de l’expérience dans plusieurs institutions en Europe. Mis en confiance, Neuburger raconte ses «malheurs». Ils échangent longuement en tenue estivale, sans même prendre le temps de rejoindre le hall d’un hôtel ni un café. Siegi Hirsch écoute, et finit par s’exclamer: «Mais enfin, Robert, il existe la thérapie familiale!»

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