Cyril Aellen ne se représentera pas au second tour | Keystone-ATS / Martial Trezzini

Un terrible échec et une inéluctable remise en question pour le PLR genevois

Une déculottée! Un camouflet! Le PLR genevois et son candidat Cyril Aellen n’ont pas réussi à convaincre. Pire, le score de ce dernier à l’élection complémentaire au Conseil d’Etat est très loin de celui de l’ex-star du parti Pierre Maudet. Et cela malgré le soutien du PDC.

Ce dimanche 7 mars, dans le silence quasi religieux de la cour de l’Hôtel de Ville, la stupeur s’est installée. Un échec tonitruant vient d’être infligé à ceux qui pensaient, à tort, que l’argument de la probité suffirait pour remporter cette élection. Les électeurs genevois semblent avoir préféré l’énergie et l’activisme du magistrat démissionnaire Pierre Maudet, bien que condamné par la justice. Bertrand Reich, président du parti, ne comprend pas ce faible résultat des urnes: «C’est un échec de voir les Genevois soutenir un candidat reconnu coupable par la justice. C’est interpellant de constater que l’honnêteté et la droiture ne sont pas des valeurs essentielles pour le peuple.» Les électeurs apprécieront…

Cyril Aellen, qui a confirmé ne pas être candidat au second tour, comme il s’y était engagé, est plus nuancé. Il dit qu’il assumera sa part de responsabilités dans cette défaite. Mais il ne manque quand même pas de se dédouaner: «C’est difficile de faire campagne quand une question sur deux porte sur Pierre Maudet.»

Pour le PLR, le premier parti d’un canton qu’il a largement façonné au fil des décennies, l’heure est à la remise en question. Faute de quoi il risque de le payer cher lors de la prochaine échéance électorale cantonale, en 2023. Bien plus cher que la perte de ce deuxième siège au gouvernement.

Tableau de bord climat

Un suivi interactif des grands indicateurs du dérèglement climatique et de ses solutions.