Pierre Maudet lors d'une conférence sur le système de vidéoprotection de la police genevoise, en 2016. (KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)

Pierre Maudet, combien de divisions?

Nous avons exploré la tribu des TSM (Tout sauf Maudet) et sondé les membres du Conseil d’Etat, peu enthousiastes à l’idée de retravailler avec leur collègue trublion. Il est temps de se pencher sur les irréductibles, sur ses soutiens. Où sont-ils? Combien sont-ils? Heidi.news a tenté de compter ses troupes. La surprise est qu’il compte des partisans à gauche. La difficulté est que personne ne veut être nommé.

C’est l’une des batailles les plus importantes de sa vie politique. Si Pierre Maudet, magistrat démissionnaire et candidat à sa propre succession, veut espérer arriver dans le trio de tête au premier tour, le 7 mars prochain, il doit faire le plein de ses partisans et cela sans bénéficier de l’appui d’un parti, puisqu’il a été exclu du PLR. Alors, où sont ses partisans? Les compter n’est pas tâche facile.

Dans PLR, il y a R comme radicaux, le groupe dont est issu Pierre Maudet. Certains semblent regretter la fusion avec les libéraux, qui ont pris les rênes du parti. Et se reconnaissent dans la candidature du Conseiller d’Etat sans portefeuille, à l’instar de Pierre Kunz. Ce dernier le clame dans une tribune publiée dans le Temps: «Genève a réellement besoin de conserver au gouvernement un politicien qui sait assumer ses responsabilités gouvernementales et qui n’a jamais pris ses discours pour de l’action ».

L’ancien député PLR confie à Heidi.news que son adhésion à la cause Maudet va, pour lui, bien au-delà d’un vote en faveur d’un candidat: «Je suis scandalisé par l’absence de retenue des médias et de la classe politique, Conseil d’Etat compris. Ils accusent de manière moralisatrice et calviniste, assénant des arguments soi-disant politique». Mais combien sont-ils, autour de lui, à soutenir Pierre Maudet? Pierre Kunz précise alors qu’il s’exprime à titre personnel, qu’il n’est pas le porte-parole d’un mouvement pro-Maudet et qu’il n’y a aucun moyen d’estimer l’étendue des soutiens au sein de la mouvance radicale du PLR.

Une sensation de danger

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