La transparence du financement de la politique est une question de confiance. Keystone / Valentin Flauraud

Malaise au procès de Pierre Maudet autour du financement de la vie politique

Le procès d'un conseiller d'Etat en fonction est un peu aussi, par la force des choses, le procès des institutions ou, tout du moins, d'une culture politique. Ce fut le cas avec l'affaire Pierre Maudet, qui a mis en lumière certaines zones d'ombre de la pratique politique en Suisse.

Il y a eu deux procès dans celui de Pierre Maudet et des quatre autres prévenus. Le premier a porté sur de classiques considérations pénales, quand bien même un conseiller d’État en exercice était jugé en lien avec l’exercice de ses fonctions. Tous ont été condamnés. Indépendamment des décisions qui seront rendues en appel, le verdict participe à la définition des cadeaux «socialement admissibles» que peuvent recevoir les fonctionnaires et magistrats helvétiques. Même s’il s’agit avant tout de droit, le signal politique est clair.

En revanche, le second procès a innocenté le financement débridé de la vie politique suisse. Et pour ce volet-là, le jugement rendu lundi par la juge Sabina Mascotto n’a pas clos un débat qui dépasse la simple question de la culpabilité, ou de l’innocence, des protagonistes.

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