Un dessin montre le conseiller d'Etat genevois Pierre Maudet sur le banc des accusés dans la salle d'audience lors du premier jour de son procès ce lundi 15 février 2021 devant le Tribunal de police de Genève. (KEYSTONE/Frederic Bott)

Au procès de Pierre Maudet, l’Escobar ouvre les débats

«Prenez place. La cause appelée est ouverte à 9h02.» La sobriété est de mise pour la présidente du tribunal de police, Sabina Mascotto, au moment d’entamer les débats d’un procès unique en son genre, avec la comparution d’un conseiller d’État en exercice, candidat à sa succession: Pierre Maudet. A ses côtés, quatre autres prévénus et neuf avocats.

Les débats ont d’abord porté sur l’autorisation d’exploiter expresse délivrée à l’Escobar, situé dans le quartier des Grottes, où Pierre Maudet a célébré son 40e anniversaire en mars 2018. Neuf jours après avoir adressé un dossier incomplet au Service de police du commerce, l’établissement a pu ouvrir ses portes, en octobre 2017. Le gérant du bar se nomme Antoine Daher, prévenu d’octroi d’un avantage pour avoir contribué à l’organisation du voyage à Abu Dhabi de Pierre Maudet, sa famille et son chef de cabinet, Patrick Baud-Lavigne, ainsi qu’au financement d’un sondage en faveur du conseiller d’État. Et le propriétaire des murs est Magid Khoury, poursuivi des mêmes chefs.

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