Dessin: Didier Kassaï pour Heidi.news

L'invention ougandaise qui diagnostique la malaria en 2 minutes

C’est une des maladies les plus banales en Afrique, mais aussi une des plus meurtrières. Le paludisme a tué plus de 380'000 Africains en 2018. En cause, principalement: les diagnostics trop tardifs. En Ouganda, un geek, Brian Gitta, a trouvé le moyen de les accélérer grâce à de la lumière. Sa solution permet même de prédire l’évolution de la maladie du moustique.

Publié le 17 août 2020 20:20. Modifié le 18 août 2020 18:19.

Dans les hôpitaux de Kampala, la capitale de l’Ouganda, les files d’attentes sont souvent interminables. Chaque jour, des dizaines de malades patientent, certains assis à même le sol, qu’une blouse blanche vienne enfin les prendre en charge. Beaucoup cherchent simplement à obtenir une confirmation médicale, avant de prendre leur traitement: ont-ils ou non contracté le paludisme, une fois de plus, en cette nouvelle saison des pluies?

Dans ce pays lové aux confins de l’Afrique australe et centrale comme sur le reste du continent, le paludisme est aussi banal qu’une grippe l’est en Europe. Et pourtant, en 2018, cette maladie du moustique tuait encore plus de 1000 Africains chaque jour, selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). «Les médecins sont là, les traitements aussi, mais les gens continuent à mourir, principalement parce qu’ils ne sont pas testés à temps», s’insurge Brian Gitta, un jeune ingénieur ougandais.

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