Dessin: Didier Kassaï pour Heidi.news

L'entreprise ghanéenne pour abolir le règne des faux médicaments

Ils sont partout sur le continent et tuent des dizaines de milliers d’Africains chaque année: les faux médicaments pullulent et les autorités peinent à les détecter. L'entreprise ghanéene mPedigree est en train de changer la donne avec un code numéroté à coller sur les boîtes de pilules.

Un «Peladol Extra», un «Ronfit Forte», un «Paracetamol» ou un «Tramadol» matin et soir et vous n’aurez plus mal. À la tête, au ventre ou au dos... Qu’importe! Ces pilules soignent tous les maux du monde, ou presque. En Afrique de l’Ouest, cette affirmation, évidemment totalement fausse, est tenue par nombre de pharmaciens autoproclamés. Ils sont en réalité des vendeurs à la sauvette, officiant dans ce que certains Ouest-Africains surnomment les «pharmacies par terre». On les trouve sur les charrettes des vendeurs ambulants, dans les boutiques de fortune plantées au bord des goudrons ou sous les pagnes de certaines vendeuses, dans les dédales des marchés: les faux médicaments pullulent sur le continent.

Eugène Boadu, un Ghanéen de 32 ans, s’en est rendu compte dès les premières années de sa vie. Lorsqu’il était enfant, sa grand-mère l’envoyait régulièrement chercher ses médicaments dans les rues commerçantes proches de son village. Il se souvient:

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