Chaque soir, à l'heure de l'apéritif, on chante et on danse aux fenêtres de la via Vigevano, à Milan.
Milan aux temps du coronavirus | épisode № 08

«Nous sommes italiens, le coronavirus ne nous enlèvera pas la joie!»

On chante et on danse aux fenêtres de Milan. Pour tromper l'isolement, nos journalistes Gea, 40 ans, léger mal de gorge, température 36,7, et Gabriele, 42 ans, symptômes grippaux, température 36,8, ont donné de la voix, eux aussi.

Alors que nos vies quotidiennes sont confinées et cachées, c’est ce que nous avons de plus intime qui apparaît au grand jour: la joie.

Elle explose à Milan en fin d'après-midi, aux heures traditionnellement dévolues à l'apéritif. Enfermement massif oblige, le rituel a été remplacé par des concerts aux fenêtres: des fêtes improvisées entre voisins, entre gens qui se font face d’un immeuble à l’autre, chacun sur son balcon. Expériences de résistance à la solitude et à la peur.

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