Rome, mars 2020. EPA/MASSIMO PERCOSSI
Milan aux temps du coronavirus | épisode № 17
Acheter la revue imprimée

Quand recommencerons-nous à faire l'amour?

Dans un monde confiné, on ne se voit plus, on ne parle plus, et surtout, on ne se touche plus. Même le désir est en berne, malgré les offres de porno gratuit sur Internet. Gea, notre journaliste confinée à Milan, pose la question taboue en public mais présente dans toutes les conversations privées; «Et le sexe dans tout ça?»

En théorie, il nous reste huit jours à tenir. D’après les décrets, nous serons libres le 3 avril. Ou, plus exactement, le reste de l’Italie sera libre. À Milan et en Lombardie, le confinement est d’ores et déjà prolongé jusqu’au 15 avril.

Mais personne, ici comme dans le reste de l’Italie, ne se fait d’illusions. Le rythme des contaminations et la situation dans les hôpitaux laissent peu d’espoir.

Pourtant, le «jour de la libération» est l’un des principaux sujets des discussions entre amis. On énumère nos projets, on prévoit des fêtes, on évoque avec emphase ce moment où on pourra à nouveau toucher un être humain. Et cette envie de s’embrasser, de se réconforter, de retrouver le contact. De faire l’amour, aussi.

Sujet tabou, mais omniprésent.

Cet article est réservé aux abonnés.

S'abonner

Déjà abonné(e) ? Connectez-vous