La statue d'Alfred Escher devant la gare de Zurich fait débat. Homme politique et pionnier industriel, sa fortune est également en partie basée sur l'esclavagisme. Photo: Niels Ackermann

L'intégralité du travail du photographe Niels Ackermann sur les statues suisses

Publié le 27 juin 2020 19:21. Modifié le 29 juin 2020 10:27.

En Ukraine, la disparition des symboles communistes de l'espace public a déclenché de riches débats. En Russie, en revanche, peu ou rien n'a été enlevé, mais personne ne fait plus attention à ces monuments. «Ils sont au centre des places, mais les Russes ne les regardent plus, ne parlent plus d'eux et parfois oublient même qui ils sont.» C’est le constat fait par le photographe Niels Ackermann après son travail sur les statues déchues de Lénine.

Dans le cadre de la polémique sur les statues à la gloire de personnages historiques racistes ou ayant profité de l’esclavage, nous nous sommes donc demandé ce qu’il en était des sculptures de nos villes suisses, controversées ou pas. Quel est leur rôle dans nos rues? A quel point y sommes-nous sensibles, nous qui passons à leurs pieds tous les jours, souvent sans les remarquer? Niels Ackermann est donc parti sur les routes de Suisse. Voici le résultat de son travail.

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Gustave Moynier au Parc des Bastions à Genève. Le co-fondateur du CICR est également désigné comme un des principaux symboles du collonialisme suisse, notemment aux côtés du roi belge Léopold II, dont les statues ont été visées pendant les manifestations Black Lives Matter. Photo: Niels Ackermann

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Guillaume Tell à Lausanne, photographié le 18 juin 2020. Photo: Niels Ackermann

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