L’œuvre «Habemus Hominen» de l’artiste italien Jaggo est parti pour 180'000 livres sterling sur la plateforme de crowdinvesting artistique Feral Horses

Le numérique nous rendra-t-il tous artistes?

En baissant les barrières d’entrée de la création, les nouvelles technologies démocratisent la production et l’accès à l’art et à la culture. C’est encore le Far West mais les start-up qui vendent les pelles et les pioches de cette ruée vers l’interactivité, la participation et la co-création esquissent des pistes innovantes. D’autant plus qu’elles rencontrent une nouvelle demande qui dérive des transformations sociales induites par la révolution numérique. Que ferez-vous de votre temps libre quand une intelligence artificielle aura remplacé une partie de votre job?

Entre 1979 et 1998, les livres-jeux «Choose your own adventure» («Le livre dont vous êtes le héros») se sont vendus à plus de 250 millions d’exemplaires. Écrits par Raymond Montgomery, ces récits permettaient au lecteur d’incarner le principal protagoniste et d’effectuer des choix influençant le cours de l’histoire et le résultat d’une intrigue (vous avez pris la porte de droite, rendez-vous en page 56…)

A la terrasse d’un café de Sunset Boulevard à Hollywood, le réalisateur suisse Tobias Weber explique comment il applique la même recette au cinéma. Il a créé «Lateshift» un long métrage au cours duquel Matt, un étudiant gardien de parking la nuit, se retrouve pris en otage par des cambrioleurs et embrigadé dans une sombre machination autour d’une vente aux enchères truquées à Londres.

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