La Vallée de La Brévine. Photo: Serge Enderlin

Les bobos à l’assaut du Jura neuchâtelois

Les lecteurs de Heidi.news nous ont demandé de commencer dans cette direction. Voici donc comment, après une première montée inquiétante, deux vallées neuchâteloises ont réconcilié le voyageur avec son organisme. Je pédale, donc je suis.

Foutue idée. C’est en sortant du train à Sainte-Croix (parce qu’autant le reconnaître tout de suite, il y a eu refus d’obstacle entre Yverdon et le « balcon du Jura vaudois »), que je réalise l’inanité de cette ambition primaire: échapper aux montées. Pour cela, il aurait fallu choisir la Belgique, et encore, en oubliant les Ardennes. Ça grimpe donc d’emblée, direction le Col des Étroits, première «difficulté» à 1152 m. Illico s’évanouissent les rêves d’échappée alpestre solitaire façon maillot jaune chargé d’EPO au Tour de France. Il faut donc pédaler, pour de vrai. Et parfois fort.

Il serait mensonger de dire que je ne m’y attendais pas. Honnête de reconnaître que je n’ai aucune préparation; et dispose d’une condition physique à la lisière du déplorable, à améliorer toutes affaires cessantes sous peine de voir la cinquantaine amorcer en avance sur l’horaire le naufrage annoncé des décennies suivantes. Voilà pourquoi j’ai accepté le défi, ce qui m’a très vite valu les compliments appuyés d’un confrère: «Tu n’es jamais à l’abri d’une connerie, toi.»

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