Dans la campagne schwytzoise. Photos: Serge Enderlin

En Suisse centrale, sur la route des mythes fondateurs

L’Axenstrasse sur deux roues est une expérience sensorielle inoubliable. On l’emprunte entre les cantons de Uri et Schwytz où les lecteurs de Heidi.news nous ont envoyés avec la mission d’entrer chez Victorinox.

Pardon Altdorf, mais ce matin nous n’avons pas envie de traîner. A peine un regard furtif pour Guillaume Tell sur son socle, arbalète sur l’épaule droite, la main gauche sur l’épaule du fiston rescapé. Le sculpteur a oublié la pomme, ou alors il savait, lui, que les mythes nationaux relèvent de la légende dans l’écrasante majorité des cas. S’il fallait se contenter de la vérité, l’Histoire serait bien fade. Deux tours de roue plus tard, et c’est déjà Flüelen au bord de l’Urnersee, une des multiples branches du Lac des Quatre-Cantons. L’orage qui menace a transformé le turquoise en cobalt. Trois touristes et demie («nous sommes venus en camping-car, de Soleure») prennent les eaux; à part eux pas un chat, pas un bateau.

Un été suisse sans les foules, qui signifiera une catastrophe industrielle majeure, nous l’apprendrons peut-être dans quelques mois, à l’heure de faire les comptes. D’habitude, et depuis aussi longtemps que le tourisme a été inventé par les Anglais, ces contrées escarpées et miniatures, parangons d’helvétitude géographique pour des centaines de millions d’individus et pas seulement asiatiques, ces contrées sont bondées. Ce qui permettrait de se sentir moins seul au moment d’aborder sur deux roues l’un des temps forts de ce voyage, l’Axenstrasse!

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