De quelle liberté parlons nous quand pour sortir il faut se munir d'une attestation justifiant l'utilité de notre sortie? Photo: Keystone

De petites libertés?

Eva Caradec a 18 ans et nous écrit, confinée au bout du monde, en Bretagne, à la pointe de Pen Hir.

«Jamais nous n'avons été aussi libres que sous l'occupation allemande», déclarait Sartre dans les Lettres françaises en 1944. Cette phrase scandaleuse au premier abord est en réalité porteuse de bien du sens, et d'autant plus aujourd'hui. En effet, comme le déclarait notre cher président à la télévision entre le fromage et le dessert lundi: «Nous sommes en guerre.»

Cette fois, pas contre d'affreux nazis comme en 44, mais plutôt face à un venin fourbe et contagieux qui vient s'immiscer dans tous nos foyers. Il sème la panique et fait ressurgir les vices de nos sociétés actuelles: l'individualisme que chacun revendique. Forcé d'admettre au grand dam de certain que nous faisons parti d'un tout, et, qu'on le veuille ou non, la nature et cette fois l'Etat aussi sont plus forts que nous.

Cet article est réservé aux abonnés.

Accédez à tous nos contenus, soutenez une rédaction indépendante.

S'abonner

Recevez chaque jour des actualités thématiques en vous inscrivant à nos newsletters gratuites.