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La généalogie plus fiable que la génétique?

À eux seuls, les tests ne peuvent fournir de vérité absolue. Si la génétique est une science dure, la génétique de l’ancestralité l’est beaucoup moins, car elle laisse une large place à l’interprétation, me rappelait dans l’épisode précédent Sarah Abel, anthropologue à l’Université de Cambridge et spécialiste des usages sociaux des tests ADN. Alors, la démarche derrière les tests d’ancestralité est-elle encore scientifique?

J’ai posé la question à Paul Verdu, généticien des populations au CNRS en France, qui m’a rappelé la différence fondamentale entre la génétique et la généalogie. «La reproduction est une loterie génétique: nous n’héritons que d’une partie des gènes de nos parents. Par exemple, l’ADN mitochondrial, distinct de l’ADN stocké dans le noyau de nos cellules, n’est transmis que par la mère. Il y a donc une perte ­d’information au fur et à mesure des générations: un individu ne porte en lui que l’ADN mitochondrial d’une seule de ses deux grands-mères et rien de ses deux grands-pères.» Par conséquent, «la génétique est essentiellement une affaire de probabilités».

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