Un shabbat chez les hippies de Tel-Aviv
A l’heure où la majorité des Israéliens se retrouvent en famille pour shabbat, notre journaliste fuit Jérusalem pour la métropole plus libertaire de Tel-Aviv. Elle finit par passer la nuit dans une «maison communautaire, végan et écologique» qui n'a rien à envier aux années 1970.
Vendredi, 16 heures. De justesse avant le «couvre-feu», j’attrape la dernière place du dernier bus pour quitter Jérusalem. Pas question de rester bloquée dans une ville sainte qui, pendant les 25 prochaines heures, sera ville morte. Le shabbat, septième jour de la semaine Biblique, est férié en Israël. «Cessation, abstention», dit-on en yiddish: pas question de travailler, conduire ou même faire ses courses…
J’arrive en début de soirée à Tel-Aviv, où les restaurants sont ouverts, et certains magasins aussi. De tout le pays, c’est la seule ville qui ne respecte pas strictement les fermetures, raison pour laquelle de nombreux jeunes s’y retrouvent pour faire la fête. Assise à la terrasse d’un café, devant un knafeh, je cherche un endroit pour la nuit, l’hôtel où j’ai mes habitudes affichant complet. Sur Airbnb, une annonce m’interpelle: «Maison communautaire, végan et écologique».