Une rencontre caractérisée par la complexité humaine, tant du côté du petit patient, que de sa mère ou de la docteure en charge du cas. Illustration Gaëlle Vejlupek pour Heidi.news

Un enfant face à son psychiatre, récit d'une séance intime

Quand le soutien familial et les dispositifs scolaires spécifiques s’avèrent insuffisants pour gérer les troubles des enfants, le milieu médical intervient. Reportage dans le Service universitaire de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent à Renens. Sur place, des enfants et leurs parents se confient aux experts. Par choix mais aussi, parfois, sous la contrainte des encadrants pédagogiques.

À la Consultation Passerelle, bâtiment aux airs bucoliques dans une ruelle historique de Renens, le calme règne. C’est dans un lieu comme celui-ci qu’Alya*, présentée dans les épisodes précédents, est suivie depuis près de trois ans pour un trouble de l’attachement. Elle y suit un traitement suggéré dans un premier temps par la crèche, puis par la suite par le milieu scolaire. En parallèle, la petite fille de 5 ans est suivie par une  psychomotricienne.

La mère d’Alya n’a pas souhaité nous donner accès à la psychothérapie de sa fille. «Cela compromettrait l’efficacité du traitement», a-t-elle estimé. C’est donc sur un autre cas d’enfant en difficulté scolaire que cet épisode se porte. Sam*, 11 ans, vient à la Consultation Passerelle pour une première séance d’évaluation fortement conseillée par son encadrement pédagogique (plusieurs enseignants et une logopédiste). Il est accompagné par Leila*, sa mère, qui doute du dispositif. «Nous avons presque été forcés par la direction de l’école à venir ici», souffle-t-elle, résignée.

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