Aujourd’hui, les soucis des enfants propulsent assez vite les parents chez les médecins et plus on diagnostique, plus on repère de cas. Illustration : Gaëlle Vejlupek pour Heidi.news

Environnement ou écrans? Les raisons de l’«épidémie» d’enfants «agissants»

Traitements psychiatriques, processus de diagnostic, cas d’autisme... l’accélération de ces indicateurs macroscopiques de détresse infantile est avérée, comme nous l’avons démontré dans les épisodes précédents. Mais quelles en sont les causes? Tour d’horizon des moteurs du mal, qui prennent racine dans diverses réalités des temps modernes.

Alya*, petite fille de 5 ans présentée dans l’épisode précédent, n’était qu’un nourrisson quand elle a connu son premier conflit familial. Après plusieurs années de vie commune, sa mère et son père se séparent. «Je sais au fond de moi qu’Alya souffre encore de ses débuts de vie difficile, même si elle ne s’en souvient pas», confie Marie*, la mère habitée par la culpabilité d’avoir échoué dans son couple, quelques mois seulement après la naissance de la petite.

Aucun médecin ne peut confirmer avec certitude que les tracas des parents sont à l’origine des troubles du comportement de leur progéniture. Fait qui n’empêche pas le poids des paramètres sociaux d’être connu dans le diagnostic infantile, rendant cette hypothèse crédible. Tout comme celle de la transmission de caractéristiques génétiques.

Au-delà de ce cas individuel, Stephan Eliez, pédopsychiatre en charge de Pôle Autisme, où les consultations ont connu une hausse ces dernières années, nous a esquissé un début d’explication de l’engouement grandissant pour sa branche - tant du côté des patients que chez les psychiatres en herbe (voire épisode 1). Le médecin désignait alors sommairement les facteurs sociaux, biologiques et environnementaux comme contribuant simultanément à l’issue d’un diagnostic.

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