Des anciens cancres racontent comment la souffrance de leurs débuts a illuminé le chemin de leur réalité adulte. Illustrations : Gaëlle Vejlupek

Cancres hier, adultes à succès aujourd’hui

À une époque où le diagnostic infantile se passait souvent de soutien, ces anciens trublions des classes ont vécu l’école comme une humiliation. Trauma qui ne les a pas empêchés de devenir des adultes épanouis. Deux chefs d’entreprises et une écrivaine racontent comment ils ont transformé leurs échecs scolaires en réussites socio-professionnelles.

Le mal-être chronique est-il une fatalité quand on commence sa vie scolaire sous la menace d’un diagnostic? Dans mon édito de lancement de cette Exploration, j’évoquais la prophétie auto-réalisatrice des étiquettes attribuées à un âge précoce. Mon postulat pour la catégorisation psychique des enfants? Trop parler du mal crée parfois les conditions propices à son accomplissement.

Si le risque est réel, les choses ne sont pas aussi tranchées dans les faits. Le malheur, tout comme le bonheur, ne sont jamais acquis. Il arrive même que les vies adultes de petits agissants deviennent des success stories. Des parcours brillants démarrés dans l’échec, tant au niveau social que pédagogique.

Comment transformer le mal-être infantile en bien-être d’une vie bien faite? Dans cet ultime épisode de notre enquête, trois anciens cancres racontent comment la souffrance de leurs débuts a éclairé le chemin de leur réalité d’adulte. Des témoignages où les soupçons de pathologies précoces n’ont pas eu raison des ambitions et des passions. Des parcours synonymes d’espoir pour tous les petits soumis aux mauvais pronostics. Récits qui offrent aussi des pistes de réflexion aux familles subissant de plein fouet les thérapies encouragées par les milieux pédagogiques et médicaux contemporains.

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