Toshio Tanahashi Photo : © Eddy Mottaz

Toshio Tanahashi: «Bouddha, ou Dieu, se cache dans cette tomate»

Il a eu sa révélation à 27 ans: renonçant à une vie facile, Toshio Tanahashi se forme à la cuisine shojin dans un monastère avant d’ouvrir un restaurant à Tokyo, de connaître le succès et d’inspirer les plus grands chefs, à commencer par Alain Ducasse... Désormais nomade, il repart en croisade pour promouvoir cette cuisine millénaire porteuse de valeurs avant-gardistes.

Ce printemps au Japon, j’ai cherché Toshio Tanahashi un peu partout. En vain. Dans le dédale de ruelles étroites, pleines de mystère du vieux Kyoto, où il était censé tenir une échoppe et vendre son gomadofu. Auprès d’un Institut d’études culinaires qui ne répondait plus. Dans le quartier chic d’Omotesando à Tokyo, où son restaurant de fine dining attirait, hier encore, les gourmets et les curieux du monde entier. Pffft... parti sans laisser d’adresse. Envolé telle une nuée de pétales de cerisiers devant l’objectif des touristes.

Il a fallu le courriel d’amis que j’ai en commun avec Judith Baumann, la fameuse cuisinière en pleine mutation dont je vous faisais le portrait dans l’épisode précédent, pour nous annoncer la visite surprise du maître dans la région de Turin, proposant un atelier de cuisine shojin, suivi d’un menu en sept plats dans un château du XVIe siècle reconverti en hôtel… Pas question de le manquer cette fois, on a pris la route aussitôt.

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