Barbara Sukowa joue la religieuse dans le film «Vision – Sur la vie de Hildegarde de Bingen». Photo: KEYSTONE / AP CONCORDE FILM

Hildegarde de Bingen, sainte patronne des médecines naturelles

Pour mieux comprendre la cuisine végétale et organique abordée dans le premier épisode de cette Exploration, faisons un saut de 1000 ans en arrière à la découverte de cette géniale bénédictine née en 1098. Médecine, pharmacopée, cosmologie, alimentation, musique: pas un domaine auquel elle ne se soit intéressée… Canonisée en 2012, la visionnaire de Rupertsberg connaît depuis une trentaine d’années un revival triomphant.

Sans Maria Luisa Wenger, dont je vous faisais le portrait la semaine passée, je ne me serais sans doute jamais intéressée à Hildegarde de Bingen. Hildegarde est le deuxième prénom de notre cuisinière franc-montagnarde mais aussi, surtout, celui d’une bénédictine allemande du XIIe siècle, visionnaire, aux talents multiples, que notre époque n’en finit pas de redécouvrir.

Une femme moderne en plein XIIe siècle. Libre, moderne ET visionnaire, voire féministe, n’hésitant pas à apostropher les puissants, à en croire certains auteurs… Une pionnière qui aurait décrit tous les maux de notre civilisation avec près d’un millénaire d’avance, prescrivant autant de remèdes sur parchemin. Médecin, botaniste et guérisseuse, mi-philosophe et mi-guide spirituel prônant avant l’heure une alimentation saine, le mouvement et la méditation. Mais aussi une religieuse évoquant le corps et le désir, le plaisir sans condamnation ni tabous…

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