La fameuse nonne cuisinière Jeong Kwan. Photo : Cultural Corps of Korean Buddhism

Au monastère de Baekyangsa, à la recherche de mon vrai moi (avec quelques autres)

Le KTX, le TGV coréen ne s’arrête pas à Jeongeup, petite bourgade plutôt morne et grisouille. De Jeongeup, on accède en revanche au parc national de Naejangsan et à ses ermitages, ce qui en fait une destination prisée des randonneurs ou des citadins en quête de spiritualité. A Séoul, nous empruntons donc un train ordinaire, Judith Baumann, dont je vous ai fait le portrait dans un épisode précédent, et moi, en partance pour le sud, qui nous dépose deux heures plus tard à Jeongeup. Au bus nous préférons ensuite la voiture, qui nous emmène à travers des rizières et quelques coquets villages à pagodes en direction du monastère de Baekyangsa. Trois quarts d’heure de route, au fil de laquelle on glisse vers une zone de plus en plus montagneuse, hérissée de pins rouges et de frondaisons somptueuses, de sommets noyés dans les brumes…

La Vénérable nous attend entre le 10 et le 14 juillet, nous indiquait un premier mail émanant de l’Office culturel du Bouddhisme Coréen, Ordre Jogye, Service de Promotion de la Cuisine monastique. Un mail faisant suite à de nombreux échanges, à une première rencontre avec Jeong Kwan Sunim - le titre déférent que l’on donne aux moines et nonnes bouddhistes zen au pays du Matin Clair.

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