Manifestation en septembre 2021 à Berne | Keystone / Peter Klaunzer

Ne les appelez plus complotistes. Alors comment?

C’est l’un des mots de l’année 2020, réactivé par la pandémie. Mais le complotisme 2020-2021 à la sauce Covid a bien changé. Il était jadis perçu comme une excentricité: remise en cause de l’homme sur la Lune en 1969, des attentats du 11 septembre, affirmation que la Terre serait plate... Il se fait désormais davantage mainstream, à l’heure des restrictions sanitaires, des campagnes de vaccination et du certificat Covid obligatoire. Et des grandes manifestations contre ces trois mesures, dans lesquelles il s’est transformé — étonnante convergence des luttes — en un mouvement social hétéroclite. Mais pour bien l’appréhender, il faut commencer par bien le nommer. Pourquoi parle-t-on de complotisme? Ne pourrait-on pas utiliser un autre terme moins offensant? Et qu’est-ce au juste que le complotisme?

«Querdenker», éveillés et autres libres penseurs

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