Ce monde absolu où l'on veut tout savoir des tempêtes cytokiniques

Le voyage immobile du jour nous emmène notamment dans les travées de San Siro, dans les colonnes de «The Lancet» et sur parking de Mulhouse. Dans les coulisses du banquet baroque et cruel auquel le Covid-19 a convoqué le monde.

Tous les matins, je me lève. Un café, et je consulte le compteur des morts de la Johns Hopkins University à Baltimore, Maryland. A gauche de l’écran, ils sont aujourd’hui 787'010 infectés; au milieu, 37'829 morts; à droite, les guéris, 166'214. Ne cliquez pas, cette fascination morbide est une addiction. Car la bête est en mouvement, en direct, avec ces petits tentacules qui s’accrochent aux récepteurs ACE-2 des cellules saines de ses victimes. La fac de médecine de la JSU est l’une des plus réputées des États-Unis. Elle a eu la très bonne idée, quand le coronavirus, en tout début d’année, n’était encore considéré ici que comme un exotisme sanitaire chinois sans conséquences, de traquer la flambée épidémique en collectant les données «open source» disponibles, bien plus fiables que celles de certains États.

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