Poste de détente et de comptage du gaz naturel haute pression près d'Yverdon | Keystone / JEAN-CHRISTOPHE BOTT

Quand la production d’électricité suisse tourne à l’usine à gaz

Publié le 22 avril 2022 17:15. Modifié le 31 août 2022 14:41.

En octobre 2021, la Suisse découvrait avec stupeur, à l’occasion d’une déclaration de Guy Parmelin, qu’elle risquait le black-out électrique hivernal dès 2025. En coulisses, elle aurait même déjà frôlé cette situation l’hiver dernier. En cause, l’échec des négociations avec l’Union européenne et ses conséquences: la Suisse ne pourra bientôt plus importer l’électricité de ses voisins aux conditions avantageuses du marché européen. Le Conseil fédéral a pris la mesure de la situation: Simonetta Sommaruga a préconisé de constituer des réserves hydroélectriques… ainsi que la construction de jusqu’à trois centrales à gaz en appoint, pour affronter les «situations exceptionnelles».

Un tabou a été brisé, car le gaz fossile n’est pas exactement un modèle en matière de transition énergétique. Quelques mois plus tard, dès février 2022, le conflit entre la Russie et l’Ukraine entraînait des tensions inédites sur l’approvisionnement en gaz russe, qui représente 40% du gaz utilisé en Suisse. Parier sur le gaz semble aberrant, et pourtant: c’est une solution transitoire qui a plusieurs atouts.

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