La caverne des machines de pompage-turbinage du Nant de Drance./Heidi.news

Eau ou hydrogène? Le problème du stockage d’électricité reste entier

Des réseaux locaux comme celui de Chapelle-sur-Moudon, visité lors de l’épisode trois de notre explorations (à retrouver ici), aux réflexions de Roger Nordmann (lire son interview), ou en visitant les grands parcs solaires (épisode 4), la question du stockage de l’électricité revient comme le sésame quasi unique de la transition énergétique. Le problème est que l’électricités se stocke mal. Il y a bien les batteries, mais elles ne sont pas à l’échelle des 12 à 18 TWh qui vont manquer à la Suisse demain, surtout en hiver. L’électricité peut cependant aussi être stockée sous forme d’eau, d’air ou d’hydrogène, destinés à être turbinés ou retransformés. Est-ce à l’échelle de l’électrification du transport et du chauffage nécessaire pour sortir des énergies fossiles? La consommation toutes énergies confondues de la Suisse est de l’ordre de 234 TWh par an, dont environ 60 TWh d’électricité. Le défi est donc de faire entrer environ 150 TWh d’origines fossiles dans à peu près 30 TWh. L’efficacité de l’électricité y contribuera. Mais y aura-t-il des barrages, des cavernes ou des cuves assez grandes pour stocker des quantités pareilles?

Publié le 26 avril 2022 11:20. Modifié le 31 août 2022 14:41.

«Bonne visite de la cathédrale!» A Sion Cédric Luisier, responsable de la communication de la fondation pour l’innovation The Ark m’avait averti: la visite des nouvelles installations de pompage-turbinage du Nant de Drance est un pèlerinage dans un monument d’ingénierie helvétique.

Cathédrale hydraulique

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