Image d'illustration Pixabay / Raten-Kauf

Une étude anglaise et des retraits incessants

Nous quittons un instant notre entrepreneur et sa masseuse direction Londres, où des scientifiques s’intéressent de près aux effets néfastes que peuvent avoir sur les patients les traitements contre Parkinson. Les résultats sont étonnants.

Publié le 28 décembre 2021 05:30. Modifié le 28 décembre 2021 17:56.

A mille kilomètres de la ville de Suisse alémanique où vit Thomas, Raymond J. Dolan, 58 ans, professeur à l'University College de Londres, réunit une équipe pour une étude scientifique sur les effets des médicaments contre la maladie de Parkinson. Le neuropsychiatre irlandais jouit d’un renom certain et a été primé à plusieurs reprises. La presse spécialisée dit de lui qu'il a révolutionné l'étude du comportement en permettant de comprendre l'anatomie des émotions grâce à des techniques d'imagerie. Fasciné par la question de savoir comment et où les émotions naissent dans nos cerveaux, Dolan souhaite, dans sa nouvelle étude, déterminer si les médicaments contre la maladie de Parkinson ont un effet sur notre comportement. Il se demande notamment si les traitements peuvent influencer les jugements et s'ils rendent plus optimistes les patients.

Ce qui intéresse surtout Raymond J. Dolan dans son étude, c'est le rôle de la dopamine. Notre cerveau a besoin de ce neurotransmetteur pour que nous puissions nous déplacer avec fluidité, garder notre équilibre, parler correctement. La dopamine remplit également des fonctions essentielles pour la mémoire. Si les récepteurs de dopamine ne sont pas suffisamment stimulés, la motivation, l'élan et l'attention diminuent et la dépression s'installe. La puissance d'action de la dopamine trouve sa plus puissante démonstration dans les drogues. La consommation de cocaïne, par exemple, stimule tellement ces récepteurs que le corps décide en urgence d’éliminer une partie de sa dopamine pour se protéger de l'excès de celle-ci. Or, si le taux de dopamine baisse, au bout de quelques heures, les récepteurs ont besoin d'une plus grande quantité du neurotransmetteur pour être à nouveau stimulés. On assiste alors à une carence en dopamine qui se traduit par de l'abattement, de l'agitation et de l'irritabilité.

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