Vladika Iakov a prévu un hélicoptère pour le journaliste italien Marzio Mian. | Photo pravmir.com

«J'ai bu pendant trois jours, à la recherche d'un monde différent, et je ne l'ai pas trouvé»

Je suis optimiste après ma discussion avec la mystérieuse Katya. Je touche au but, je me rapproche de ma cible. Je vais arpenter le Grand Nord russe avec son père spirituel, Vladika Iakov, qui me dira tout de la Russie, du pétrole, du gaz, de la guerre en Ukraine, de Vladimir Poutine et de son régime. Car, c'est une certitude, l'Eglise orthodoxe connaissait en amont les plans guerriers du Kremlin. Je suis toujours du Novotel d'Arkhangelsk, où je vous avais laissés au terme du précédent épisode.

Publié le 25 juin 2022 04:00.

Le regard posé sur la baie gelée qui s’étend au pied de l’hôtel, au clair de lune, j'échange des messages avec des collègues cachés dans les sous-sols de Kiev. Lorsque, soudainement, deux policiers en uniforme se présentent à moi. L'un a des traits asiatiques, l'autre, qui parle un peu anglais, une épaisse moustache rousse comme le feu. Il me demande mon passeport.

Il veut savoir si j'ai toujours l'intention de prendre l'avion de 11 heures pour Narian-Mar. Il m'informe que si tel était le cas, je me mettrais en danger. Dans quel sens? «Dans la région, il n'est pas possible de garantir la sécurité des étrangers.» Je réponds qu’en tant qu’invité de ce saint homme qu’est Vladika Iakov, je serai en sécurité. Voici l'adresse: Lenin Uliza 7, Arkticesky sobor. Un certain Yuri viendra me chercher à l'aéroport, j'ai même son numéro de téléphone.

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