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«Un tiers des Suisses pensent que les enfants commencent l’école trop jeunes»

Une classe du "Kindergarten" à Suhr, dans le canton d'Argovie. | KEYSTONE/Christian Beutler

Tous les cinq ans, l’équipe du professeur en économie de l’éducation à l’Université de Berne Stefan Wolter réalise une enquête auprès de la population suisse. Lors de la dernière édition, menée en 2019, ils ont interrogé les participants sur l’âge d’entrée à l’école, un sujet qui avait fortement divisé l’opinion lors des débats sur Harmos, le concordat intercantonal sur l’harmonisation de la scolarité obligatoire, entré en vigueur en 2009.

Résultat: dix ans plus tard, dans une Suisse encore imprégnée d’un modèle familial traditionnel où la place des mères est auprès des enfants, un tiers des adultes estiment que l’entrée à l’école à quatre ans est prématurée. Dans le canton de Lucerne, ce sont même plus de 60% des sondés qui partagent cet avis. Cette réticence se traduit par une proportion importante de parents qui décident de retarder d’une année la scolarisation de leur progéniture. Stefan Wolter détaille pour nous ce phénomène et ses conséquences.

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