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Scandale de Mancy: des failles dans la défense d’Anne Emery-Torracinta 

Anne Emery-Torracinta. | KEYSTONE / Salvatore Di Nolfi

La conseillère d’Etat a toujours affirmé n’avoir été informée des maltraitances au foyer de Mancy que le 29 mars 2021. Or, des documents auxquels Le Temps et Heidi.news ont eu accès prouvent que la direction du DIP était au courant bien plus tôt. Dès 2019, le dossier est identifié comme comportant «des risques médiatiques et politiques très élevés».

Interpellée dans le cadre du scandale de Mancy, la conseillère d’Etat Anne Emery-Torracinta a toujours affirmé avoir été mise au courant tardivement des dysfonctionnements de ce foyer, géré par son département, qui accueille des jeunes atteints de lourdes formes d’autisme. Interrogée fin janvier dans nos colonnes, elle soulignait n’avoir «eu connaissance des éléments de maltraitance que dans un rapport de la direction générale de l’Office médico-pédagogique (OMP) datant du 29 mars 2021». Des affirmations répétées dans l’émission Forum le 31 janvier 2022 et sur le plateau de Léman Bleu le lendemain.

Or des documents auxquels Heidi.news et Le Temps ont eu accès démontent cette ligne de défense. Il s’agit de plusieurs e-mails déposés sous forme imprimée et de façon anonyme à la rédaction des deux titres. Une note dactylographiée non signée indique que ces documents ont également été transmis à la Cour des comptes et que l’expéditeur entend se placer sous la protection de la loi genevoise sur les lanceurs d’alertes, adoptée en janvier 2021.

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