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Rester attractif, la grande peur et le grand défi des employeurs en temps de pénurie

Image d'illustration. | Shutterstock / Teacher Photo

«Une directrice des ressources humaines d’une belle maison horlogère m’a demandé l’autre jour: “Maintenant j’ai l’impression que c’est moi qui passe les entretiens, c’est normal”?». C’est notamment par ces mots que Charlotte Vitoux, directrice générale de Morgan Philips Groupe Suisse, introduit la conférence que le cabinet de recrutement a organisé à l’Ecole hôtelière de Genève mercredi 6 juillet. Elle sourit en s’adressant au public: «Si vous vivez ça, je tiens à vous dire que vous n’êtes pas seul.»

Une cinquantaine de directeurs et directrices, responsables des ressources humaines (RH) et autres curieux assistaient à cette table ronde sur les enjeux du marché du travail suisse en temps de pénurie et sur les nouvelles pratiques RH pour rester attractif.

Pourquoi on en parle. Le mot «pénurie» est sur toutes les lèvres. Le manque de personnel a obligé Swiss à supprimer des vols cet été. L’Adecco Group Swiss Job Market Index publié cette semaine montre que la plupart des catégories professionnelles connaissent une forte augmentation des offres d’emploi. Le problème de pénurie de main d’oeuvre a aussi été souligné lors de la journée des employeurs 2022, qui avait lieu en ce début d’été à Berne. «En raison du vieillissement de la population, il faut s’attendre à un déficit de près de 1,3 million de personnes actives d’ici 2050», a déclaré le directeur de l’Union patronale suisse Roland A. Müller à l’ATS.

Les intervenants du débat de ce mercredi ont donc abordé les possibles solutions pour attirer et retenir les employés. Autour de la table:

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