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Quand l'école la moins sélective de Suisse s'attaque à ses propres inégalités

Manuele Bertoli, Conseiller d'Etat en charge de l'instruction (TI) | Keystone/ Alessandro Crinari

Le cycle d’orientation doit-il être plus égalitaire? C’est ce que souhaite le Canton de Genève, avec un projet qui vise à supprimer les sections et sur lequel le peuple devra prochainement se prononcer. Un débat qui fait écho à la situation d’un autre canton, celui du Tessin, réputé pour être le moins sélectif du pays. Là-bas, un système dit «intégré» au secondaire I, avec des classes qui ne sont pas formées en fonction du niveau des élèves, est déjà de mise. Il existe bien une différenciation sur la base des aptitudes, mais seulement dans deux branches, les maths et l’allemand.

Et les autorités scolaires et la gauche veulent aller encore plus loin, une saga politique qui dure depuis des années. La question a refait surface récemment. Un projet pilote pour supprimer ces niveaux différenciés, accepté fin 2021, a finalement capoté début 2022: le Grand Conseil a exclu du budget le crédit destiné à cette expérimentation. Heidi.news fait le point avec le Conseiller d’Etat en charge de l’instruction, Manuele Bartoli (PS), qui a érigé l’égalité de chances à l’école en véritable bataille politique.

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