| | News

Pourquoi la Suisse est l’un des derniers pays d’Europe qui n’interdit pas la fessée

Image d'illustration. | Shutterstock

La Suisse est l’un des derniers pays d’Europe qui ne prohibe pas explicitement les punitions corporelles sur les enfants, comme la gifle ou la fessée, dans le cadre familial. L’inscription du droit à une éducation non violente dans la loi suisse a été traitée à plusieurs reprises au Parlement ces dernières années, sans jamais passer la rampe. Ce mercredi 9 décembre, le sujet a à nouveau été débattu au Conseil national.

Pourquoi c’est important. Les psychologues le martèlent depuis longtemps: les châtiments corporels ont des effets négatifs sur le développement des enfants. Des recherches ont montré un lien entre la pratique de la fessée et des problèmes de comportement et de socialisation à long terme, et des risques accrus de développer des attitudes agressives.

Malgré ces preuves et les alertes des spécialistes, l’idée qu’une tape sur les fesses est un geste qui n’a jamais fait de mal à personne reste répandue dans la société suisse. De même que celle que l’Etat de doit pas se montrer trop interventionniste dans la vie des familles.

L’exception suisse. La Suède a été le premier pays au monde à inscrire le principe d’éducation non violente dans sa législation. C’était en 1979. Au cours des deux décennies suivantes, le reste de la Scandinavie, ainsi que plusieurs pays de l’ancien bloc de l’Est (Lettonie, Croatie, Bulgarie), lui ont emboîté le pas.

Cet article est réservé aux abonnés.

S'abonner

Déjà abonné(e) ? Connectez-vous

Lire aussi