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«On est passés des bancs de l’université à ceux de la guerre»

Une jeune femme s'entraîne à monter un fusil à Marioupol. | Keystone / Vadim Ghirda

Karolina Borovykova se trouve à Messine, en Sicile. Impossible pour elle de se concentrer sur son semestre Erasmus au département des civilisations anciennes et modernes de l’université locale. Sa tête, comme son cœur, sont en Ukraine. Sa famille est cachée et effrayée dans sa ville natale, Marioupol, cité balnéaire proche du Donbass, sur la route qui relie la Russie à la Crimée.

La jeune fille de 21 ans est arrivée en Italie pour son échange universitaire deux jours avant l’invasion russe. Jeudi 24 février, à Marioupol, une quinzaine de maisons ont été détruites et durant la nuit du 26 février, des bombes ont frappé une école et brisé les vitres des maisons voisines. Après le bombardement, les habitants ont été évacués, mais les blessés sont restés dans les sous-sols des maisons dans l’attente d’assistance médicale.

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