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«Nous avons les cartes en main pour éviter ces drames sur le chemin de l'école»

Chaque jour, en Suisse, 5 enfants sont blessés sur les routes. Un quart des accidents ont lieu sur le chemin de l'école. | KEYSTONE

Peu avant Noël, à Zurich, un garçon de cinq ans est décédé alors qu’il allait seul à l’école à pied. Les circonstances de sa mort restent floues, mais la police privilégie la piste de l’accident de la circulation. Le chauffard se serait enfui. Cet événement tragique rappelle que plus de 400 enfants sont blessés chaque année sur les routes suisses alors qu’ils se rendent en classe. Heidi.news fait le point avec Jenny Leuba, cheffe de projet pour l’association Mobilité piétonne Suisse.

Heidi.news — La Constitution suisse garantit un enseignement obligatoire et gratuit. Qu’en est-il du chemin de l’école?

Jenny Leuba — De ce droit à un enseignement obligatoire et gratuit découle le droit à un chemin de l’école acceptable pour un enfant qui se déplace seul. C’est aux communes et cantons d’y veiller. Ce qu’est concrètement un «chemin acceptable» n’est pas défini noir sur blanc, mais la jurisprudence nous éclaire.

Par exemple, il ne devrait pas être trop long, au maximum trente minutes quatre fois par jour. En distance, 1,5 kilomètre est considéré comme acceptable pour les enfants à partir de 6 ans. Des éléments comme le trafic, la vitesse autorisée, la présence d’un trottoir ou encore le dénivelé entrent aussi en ligne de compte. Si les conditions ne sont pas réunies, les collectivités publiques ont l’obligation de mettre en place des solutions, par exemple un système de ramassage scolaire lorsque le trajet est trop long.

L’accès à l’école figure aussi dans la Loi fédérale sur les chemins pour piétons, qui prévoit que les communes planifient et réalisent des réseaux piétons qui relient habitations et établissements scolaires.

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